A tous les enfants et petits enfants des combattants de l'armée de la République Espagnole,et des forces antifacistes:
Guerilléros,
Brigadistas,
Socialistes,
Communistes,
Anarchistes de la FAI,
Membres du POUM,
Syndicalistes de la CNT
Francs Maçons,
réfugiés de tous
âges, et à tous ceux qui ont combattu pour la Liberté durant la Guerre Civile d' ESPAGNE de 1936, ce blog vous est ouvert pour raconter ou découvrir
LA MÉMOIRE DE NOS PÈRES.


Pour éditer vos documents et témoignages dans ce blog écrivez à l'adresse email ci-dessous, vous pouvez aussi répondre directement dans la rubrique commentaires en fin d'article:
vrann.dansief@gmail.com

LA "RETIRADA"

LA "RETIRADA"
Ils étaient parmis eux...

jeudi 15 novembre 2012

Cérémonie en hommage aux volontaires Catalans des deux guerres mondiales

DISCOURS DU PRÉSIDENT DU CERCLE CATALÀ DE MARSEILLE Francesc PANYELLA  
( à gauche sur la photo )

Nos premiers mots seront destinés à remercier, Monsieur Jean-Claude Gaudin, Sénateur - Maire de Marseille, et Monsieur José Allegrini, adjoint aux Anciens Combattants, qui nous ont permis d’apposer cette plaque souvenir sur les murs d’un des monuments le plus emblématiques de la ville.

            Nous voulons saluer la présence parmi nous de Madame Maryse Olivé, déléguée du Gouvernement de la Catalogne en France,en poste à Paris.

            Monsieur Henry Farreny, Vice Président de l’Amicale des Anciens Guerrilleros et maquisards Republicains Espagnols en France. Je voudrais rappeler que son père fut un membre actif de la résistance marseillaise.

            Monsieur Joaquim Arbat, membre du Cercle Catalan, en représentation du Consul de l’Etat espagnol à Marseille.

            Souvent, très souvent, quand on parle des relations entre la Catalogne et la Provence on se limite aux paroles de la Coupo Santo.

            Certes, les relations de cette période furent très importantes, mais celles du XX siècle on comporté un engagement essentiel, qu’aujourd’hui nous matérialisons sur la pierre et que nous léguons aux générations futures.

            Au cours de la guerre 1914/1918, répondant à l’appel du Maréchal Joffre, fils de Rivesaltes, furent nombreux les catalans qui s’engagèrent aux côtes de la France.

            A la fin de la guerre, une partie de ces combattants resteront à Marseille et aux côtes d’autres catalans, surtout des ouvriers qui sont venus pour assurer la production dans les usines marseillaises, fonderont le Cercle Català de Marseille.

            Au cours de la 2éme. Guerre Mondiale, les catalans, aux côtes de nombreux espagnols républicains, on pris part aux combats pour la liberté de la France, comme continuation de son combat pour la démocratie au cours de la guerre d’Espagne.

            Nous citerons brièvement quelques noms qu’illustreront nos propos:

            Lluís Companys, Président du Gouvernement de la Catalogne, arrêté par la Gestapo. Livré à Franco. Fusillé à Barcelone le 15 octobre 1940.

            Conrad Miret. Qui avec l’arménien Manouchian, fut en des créateurs du mouvement des étrangers dans la Résistance. Arrêté à Paris par la Gestapo en 1942. Mort sur la torture.

            Son frère, Josep Miret, Ministre du Gouvernement de la Catalogne, arrêté quelques mois plus tard. Mort en déportation.

            Et plus près de nous. Le père de notre ami Patrice Segovia. Fusillé à Orange par les allemands.

            Carmé Boatell, arrêté à Marseille, Déporté à Ravensbrück.

            Marie Teresa las Heras, arrêté à Marseille.

            Son mari, Basile, arrêté a Gardanne, déporté à Dachau.

            Et parmi les combattants nous voulons citer Antoine Vilatarsana, président du Cercle Catalan, combattant dans le maquis cévenol, commandé par le républicain espagnol Cristino Garcia, qui sera fusillé par Franco en 1946. Il participa, entre autres faits, à la libération des détenus politiques de la prison de Nîmes, à la bataille de La Madeleine.

            Et nos voulons parler de Victor Terradès, fils d’uns des fondateurs du Cercle Catalan. Engagé au commencement de la guerre, n‘accepta jamais la capitulation de Pétain et s’enrôla tout de suite dans les combats de la clandestinité et la résistance jusqu’à la libération.

            Pour les premiers, pour ceux de 1914/1918, le grand poète catalan, Apel.les Mestres, qui a été décoré de la Légion d’Honneur pour sa labeur en défense de la France, a écrit, pour ces combattants anonymes, un poème épique à la gloire de son courage face aux envahisseurs.

No passareu!

No passareu                                                  Vous ne passerez pas
I si passeu,                                                     et si vous passez.
serà damunt d’un clap de cendres.             Sera sur en tas de cendres.
Les nostres vides les prendreu,                   Vous prendrez nos vies
Mes el nostre esprit                                     Mais notre esprit
No el podreu prendre.                                             Vous ne pouvez pas le prendre
Par això clamem:                                          C’est pour ça que nous clamons
Per més que feu,                                           Malgré ce que vous ferez,
No passereu                                                  Vous ne passerez pas

            Pour les autres, pour ceux de la dernière guerre, nous ignorons si connaissaient la littérature française et en particulier le poète Paul Eluard.

            D’une chose nous sommes certains. Avec leur courage, avec leur sang, avec leur sueur et leurs larmes, ont su écrire un grand mot, un mot qui n‘a pas de prix:
Liberté!

lundi 5 novembre 2012

mardi 11 septembre 2012

ÈPOPÈE D'UN RÈPUBLICAIN




    Une histoire vraie :
« Tu me manques » c’est l’enquête, la quête de
vérité d’une petite fille qui se demande ce qui a
bien pu arriver à son grand-père et à sa grandmère.
Pourquoi est-elle née à Paris plutôt qu’à
Barcelone ? Elle désire découvrir ses racines, le
milieu ouvrier du début du 20ème siècle. Elle est
fascinée par leur révolution contre l’ordre
établi, leurs espoirs en ce monde meilleur qu’ils
inventaient.
Joan est bloqué à la frontière. Autour de lui des
milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, avec
leur maison sur le dos ou sans rien à peine une
couverture. En quelques jours, cinq cent mille réfugiés passent la
frontière, les autorités françaises sont débordées « les douaniers
hurlaient allez, allez ! c’est les premiers mots qu’on a appris. Les
femmes et les enfants montaient dans des trains, les hommes on ne
savait pas où ils les emmenaient ».
C'est la petite histoire, celle de Joan et Eulalia, qui croise la grande
histoire, la guerre d'Espagne. Joan et Eulalia, avec leur rage de vivre,
lutteront pour rester debout, chacun d'un coté des Pyrénées. « Mon
cher époux, je ne sais pas où tu es mais je t’écris quand même… »
(lettre lue à deux voix en espagnol et en français). La voix de Joan
est celle des camps de concentration d'une France qui s'est vendue
aux nazis. La voix d’Eulalia est celle de l'Espagne de Franco, où elle
est seule avec le fils que Joan n'a pas vu naître.
Une épopée en enfer émouvante dans la quelle l'humour et l'espoir
sauvent des pires situations.
Irma Helou,

vendredi 31 août 2012

Un grand merci à l'amicale des déportés DU CAMP DE NEUENGAMME.


Liste de déportés Espagnols du camp de Neuengamme.
Première liste communiquée par le  SIR de Arolsen pour laquelle celui-ci possède un objet personnel etc...le nombre de déportés Espagnols étant plus important.

Le S.I.R basé à Arolsen en Allemagne est le Service International de Recherches  (en anglais: International Tracing Service) qui regroupe les archives des camps de concentration nazis, et détient également des objets confisqués aux déportés par les nazis : objets personnels, lettres, photos.

Almandi Ramon 30/06/1911
Albert-Panalva  (o Pevalda) José 3/11/1896      Mohavar-   dcd
Alvarez Gabriel 26/03/1898    Madrid  (ou   Alvarez Argona)
Alvarez Heras  08/05/1905
Amigo Sanchez Antonio 17/04/1913  situation non connue
Anquilla Pascual 09/04/1887   (ou  Anguilla)   DCD
Ascasibar Pascual 7/05/1903   DCD

Badia Jose 19/09/1918     Liria ?
Baulo Ernest 18/02/1911 
Borjadad Alquacil Vicente  27/10/1888  mat 36694 Ngme

Cabrera Martinez Jose 13/02/1915    Palmares del Rio  Rentré
Canovas Jeme  Braulia 10/01/1920   Alama de Murcia
Casarubi Arturo o Casarubia Hernandez Arturo 17/02/1910  DCD
Cassaus Garcia Angel  01/05/1903    Meastilla  situation non connue
Castan Bun Antonio  08/02/1909     Broto
Castelle Encontra Francisco ou Castells Encontra  06/11/1897     Sarinera/  disparu
Celar Miro mat 30803 Ngme

De la Vega Luciano 18/01/1904  DCD
De Villa Castillo 22/09/1888  
Diaz Vicente 21/09/1888    Sevilla  mat 31652 Ngme
Domingo y Bequer Blas 1106/1893    Torrevilla o Terresilla Alcaniz  mat 30587 Ngme
Duch Carreras Raymond 21/02/1890    Mayals  mat 30196 Ngme    DCD 

Elias Max 09/05/1886

Falba Joseph 31/10/1911  

Galdon Vela Francisco 12/05/1905  Santisteban del Puerto mat 30954 Ngme
Galvez Andre   17/05/1913  ou 17-8-1915     Lorca-   mat 30753 Ngme  Rentré
Ganovas Braulia  10-1-1920  ou  (Canovas-Jeme Braulia)
Garcia Antonio 13/06/1916  Fuenlabrana
Garcia Manuel 02/08/1913      Veloz Blanco   disparu
Garcia Lopez Mariano 28/08/1918     Murcia  Rentré
Garcia  Religni Victor 23/08/1916    Vera de Bidassoa
Gil Castano David  26/06/04 Placencia
Gimeno Jose 02/09/1915  La Fresneda   Rentré
Gladilira Antonia  13/06/1926
Gracia Miguel Luis 19/08/1915  situation non connue
Gutieres Francisco 18/03/1916    Santiago  dcd

Jimenez Antonio  18/12/1910   Baela - situation non connue
Justribo Jacinto 10/10/1910-  situation non connue

Linares Ruiz Jinez 31/12/1900-  situation non connue
Lopez Jose 24/05/1921 en Tosas   Rentré
Lopez Pena Miguel 20/02/1916
Lorenzo Gonzales Segundo 23/05/1917  situation non connue

Lladomas Juan 12/12/1914   situation non connue

Martinez Blas  10/03/1919- situation non connue
Mateu Ramon  28/03/1915     Rentré
Medina Florencio  11/05/1884  ou 11/5/88- DCD
Melendes Salvador
Melgar André  30/08/1891   Rentré
Mendes Gorbea Lupian Pilar  18/05/1913
Merajes Pepita ou  Maranges Josefa  18/02/1915  Alp  ?
Milla Jesus   14/08/1909 (Milla Serrano ?) situation non connue
Moros Pala

Navarro Francisco 17/02/1911- situation non connue

Oliveros Laguna Valentin  25/12/1919 ou  27/01/1921
Ortells Menendez Venancio   01/04/1909

Perez Emmanuel (ou  Manuel Perez  Taboada ?) 19/08/1917   Geve
Perme Josefa  14/03/1923
Piguilhem Jaime  15/08/1918 (Aimé ?)  Rentré
Pujol Isidore  (Puyol ?)    17/10/10    Bausen  DCD

Ramos Fidelio   23/03/1919   Rio Tinto -  Rentré
Rodriguez Emilio   31/07/1913 
Rodriguez-Bordallo Anton  05/01/1905   (ou Rodriguez Baudillo)
Ros del Castillo Angel   15/03/1888
Ruiz Severiano  19/10/1917  (0 29/09/1917)  Granada

Sanches Adolfo  25/09/1911  Lupinen
Sansieno Felipe  03/12/1904    ou  Sansinena Iribaren Felipe nacido en Echalar
Santos Miguel  08/05/1916  Madrid
Sarrieu Espana   Armand  03/12/1921  Baussen 
Soler Artau Baudillo 29/09/1901   Casa de la Selva

Verges Jose 22/04/1918
Vilain Jean 19/09/1921   Gerona  (nationalité espagnole))

Zamanillo Adolfo 16/08/1911   Jouvent
Zarrandona Juan 28/04/1890   Portugalete

HONNEUR A "LA CAPITANA"


MARDI 11 SEPTEMBRE 2012 à 19h
RENCONTRE AVEC  « ELSA OSORIO »  à la Maison de l’Amérique Latine
A l’occasion de la parution du livre   La Capitana   (Traduit par François Gaudry)
L’argentine Mika FELDMAN de Etchébéhère (1902-1992), surnommée La Capitana, lutta pour l’égalité, la justice et la liberté durant toute sa vie : la seule argentine à la tête d’une milice,  dans les tranchées antifascistes pendant la Guerre Civil Espagnole.
Elsa OSORIO est née à Buenos Aires. Elle est l’auteur de « Luz ou le temps sauvage »,   « Tango » et « Sept nuits d’insomnie », tous publiés aux Éditions Métailié. Elle est très impliquée dans la lutte pour la Mémoire, la Vérité et la Justice du terrorisme d’Etat en Argentine.

- Entrée libre dans la limite des places disponibles. - Faites circuler l’information dans votre Blog ou Réseau Social – et avec votre amis et camarades.

Maison de l’Amérique Latine- 217 Bd Saint Germain- 75007 Paris 

Alicia Bonet-Krueger
Présidente du "Collectif Argentin pour al mémoire"

dimanche 19 août 2012

SANS COMMENTAIRES


Camp des Milles Aix en Provence

Des compatriotes ont transité par ce camp.Souvenons-nous.
http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-memorial-national-des-milles

jeudi 5 juillet 2012


lundi 11 juin 2012


Amigos o Nietos de los Hijos de la "RETIRADA" si vous passez par le Tarn et Garonne au village de Septfonds, ayez une pensée pour eux...


samedi 9 juin 2012

A la mémoire de nos pères 10 6 1944 ORADOUR sur GLANE

En souvenir de nos compatriotes Espagnols, assassinés ce 10 6 1944 dans ce village martyr d'ORADOUR, que nous avons pu parcourir seuls. intense émotion, la musique est du Rock pour frapper nos esprits, les paroles sont en Catalan, ma langue ainsi que celle de mon père LIBERTO. 





jeudi 7 juin 2012

EN MEMOIRE D' Antonio GARCIA Borrajo

Article communiqué par le gendre d'Antonio GARCIA Borrajo


mercredi 30 mai 2012

mardi 29 mai 2012

RETIRADA: TEMOIGNAGE D'EPOQUE

SI VOUS VOULEZ CONTACTER MARIA BELL.LLOCH. 
Cercle CATALA DE MARSEILLE
TEL 04 91 95 72 26 EMEL: cercle.cat.mar@free.fr

mercredi 4 avril 2012

VU dans COURRIER INTERNATIONAL N°1111 février 2012


Evènements d’une famille andalouse suite à la guerre civile 1936 1939

QUE LA COMPATRIOTE QUI M'A FAIT PARVENIR CE TEXTE SE MANIFESTE, J'AI EGARE SES COORDONNEES

La guerre d'Espagne (également souvent désignée sous le nom de guerre civile espagnole ou moins fréquemment de révolution espagnole est un conflit qui opposa, en Espagne, le camp des « nationalistes » à celui des « républicains » réunissant, parfois avec de vives tensions, communistes, socialistes, républicains et anarchistes. Elle se déroula de juillet 1936 à avril 1939 et s'acheva par la défaite des républicains et l'établissement de la dictature de Francisco Franco, qui conserva le pouvoir absolu jusqu'à sa mort en 1975. (Définition Wikipédia)
Voici l’histoire d’un couple espagnol qui a fuit les atrocités de la guerre civile pour rejoindre la France Histoire de la famille Rueda expliquée par leur fils Antonio Manuel Ruéda pendant son service militaire, avant la guerre civile 1936 à Ronda la Vieja le trouble arrive Manuel Rueda et Encarnatiôn Moncayo vivaient comme paysan sur un lopin de terre loué en Andalousie, à Ronda la Vieja. Ils avaient 2
filles, Maria 27 mois et Anne quelques jours.
La République en place n’avait pas produit ses effets que mes parents virent arriver des soldats, maures au début, puis espagnols ensuite, ceux-ci semant le trouble dans les villages et les villes (Interdiction de se déplacer, pas d’approvisionnements, règlement de comptes, exactions.)
La résistance se met en place Mon père décida de lutter pour sauver la République en se cachant dans les montagnes avec d’autres, pendant quelques semaines, et en rejoignant le front, plus organisé.Manuel Rueda tenant dans ses bras sa fille Anne Pendant la guerre, à Madrid. A droite, un frère qui disparaîtra dans les combats L’exode Ils furent contraints de remonter l’Espagne au fur et à mesure que les troupes franquistes avançaient. 
Des milliers de civils, femmes, homes enfants remontaient en parallèle à pieds. Une nuit en traversant le fleuve « Tajo » le long d’une corde tendue, mon père fut transpercé par une balle explosive. A l’aube une barque le transporta sur l’autre rive où il fut évacué, vidé de son sang à l’hôpital. Le bouche à oreille ayant bien fonctionné, ma mère arriva sur les lieux et donna une boîte à sucre pleine de pièces d’or (trouvée par hasard dans un jardin) au chirurgien qui sauva mon père en le prenant en urgence. Avant sa complète guérison, Manuel dut partir, les troupes de Franco arrivant sur les lieux. 

Périple de Manuel et Encarnatiôn de 1936 à 1940 Entre Ronda (Andalousie) et La Chapelle-aux-Choux (Sarthe)
Manuel Rueda, Encarnaciôn Moncayo son épouse, et leur fille Anne, lorsqu’ils se sont revus près de
Madrid en 1937 Arrivée en France des Républicains.Il passa la frontière française sans qu’on ne lui demande rien et fut dirigé dans un camp à Barcarès.Il resta dans ce camp de réfugiés jusqu’au moment où la France était embarrassée avec tous ces hommes, à l’approche des évènements de 40.On lui demanda s’il voulait faire du bois, il accepta et fut envoyé avec d’autres, à Poitiers pour faire du bois de charbon, puis à La Chapelle-aux-Choux (Sarthe) pour abattre du bois de mine .A la Chapelle-aux-Choux, une petite maison de campagne d’une pièce, avec un puits et une cheminée les attendait.Le comble !!! Ma mère fut obligée de demander à manger pour sa fille à un garde franquiste qui revint avec un œuf, en pleurant.
Elle est restée dans un train immobile, sans nourriture sans sortir pendant 15 jours avec ma sœur Anne, au milieu de personnes mortes d’épuisement (enfants et personnes âgées) Celle-ci a sauté dans un bateau anglais en partance de Valence avec Anne, puis est restée cachée 15 jours en mer, sous la menace d’avions. Elle a vu le massacre de civils à l’arme blanche.Pour les adultes ce fut infernal. Alors, imaginez pour les enfants comme ma sœur qui avait 1 mois au début du conflit et 3 ans à la fin. Peu d’enfants ont survécu à cause de la famine et des maladies.
A l’arrivée en France, maman et ma sœur furent dirigées sur les Arcs (Var) pour se retaper. Ensuite, se fut la caserne de Draguignan pour un traitement sévère de poux (caserne où 20 ans après pour effectuer mon service militaire. Quelle coïncidence)
 L’exode des civils Pour ma mère Encarnatiôn, avec ses 2 filles sous le bras, Anne 1 mois, Maria 27 mois, l’exode fut un calvaire de 3 ans ;pas de nourriture, pas d’argent. Elle perdit Maria au cours d’une débâcle à Almuñécar. Une nuit, sur l’unique route longeant la mer et la montagne, la lumière s’éteignit, puis, ce fut le massacre, les bateaux bombardaient, les soldats descendaient de la montagne en tirant sur tous. Ma mère dit à son frère Rafaël, qui avait 14 ans de prendre l’aînée et de courir.
Rafaël fut blessé et perdit la garde de la petite fille. Le endemain, il n’était pas question de revenir en arrière.« Il fallait toujours aller de l’avant pour sauver sa vie » La famine était là.Annonce dans un journal espagnol pour retrouver Maria Camp de Barcarès Organisé sur la plage en février 1939, il abritait au 10 mars 77 000 réfugiés dont un grand nombre de membres des Brigades Internationales.Des baraques sommairement construites étaient censées fournir un abri à ces malheureux. Le camp était entouré sur trois côtés d'une rangée de barbelés. Encarnación Rueda Moncayo, en France avec sa fille Anne Les retrouvailles en France après 4 ans.En 1940, ma mère fut dirigée avec ma sœur où se trouvait mon père, c’est-à-dire à la Chapelle-auxChoux. Mon père était bucheron avec un groupe d’espagnols. Ma mère et ma sœur sont arrivées dans ce village de 400 habitants dans un train de marchandise dans la cabine de la locomotive, à côté du chauffeur. La commune fut prévenue et l’accueil fut mémorable.Une seconde chance se profilait avec ma naissance le 28 mai 1941 !La population nous aida beaucoup. Mes parents ont beaucoup travaillé pour s’en sortir et s’intégrer en demandant la naturalisation lorsque j’ai eu 14 ans. Ma sœur Anne fit des recherches pour retrouver Maria qui a été élevée par une famille à Motril.Le frère de maman, Rafaël, a vécu à Carcassonne où il s’est marié.

mardi 3 avril 2012

Hommage à Lise London

Sur France inter émission "La bas si j'y suis" de Daniel Mermet.

Salud i Fraternidad!

samedi 25 février 2012

LES CHEMINS DE LA MEMOIRE

www.lescheminsdelamemoire.com

lundi 20 février 2012

vendredi 17 février 2012

dimanche 12 février 2012

LA UNE DE MATCH JANVIER 1939

En souvenir de nos mamans qui ont souffert cet hiver là, sur les chemins de la Liberté.

lundi 6 février 2012

mardi 31 janvier 2012

LA UNE DE L'HUMA DU 31 JANVIER 1939


Vous remarquerez la photo...

lundi 30 janvier 2012

dimanche 22 janvier 2012

AUTRE FORME DE DEVOIR DE MÉMOIRE

Bonjour, je me permets de vous écrire pour vous informer que nous recevons samedi 28 janvier à 21h, salle J.P.Cassel au Grau du Roi (gard) le spectacle Mon père, ma guerre à voir en famille à partir de 12 ans, spectacle réalisé , entre autres par Daniel Calvo Funés, qui parle d'une certaine façon de son grand-père républicain espagnol.Pour plus d'informations je vous joins des documents qui vous permettront de vous faire une idée du spectacle. Pour vous dire aussi que la compagnie sera chez nous à parir du mercredi soir et que certains d'entre sont prêts à intervenir ou rencontrer des gens qui voudraient en savoir plus sur les raisons de ce spectacle.

Je me tiens à votre disposition pour de plus amples renseignements. Merci.

Tel:04 67 86 06 44


dimanche 8 janvier 2012

UNE DIASPORA EN PLEIN COMBAT DE DEVOIR DE MEMOIRE

Sans être dans l'esprit, étranger aux autres diasporas qui ont souffert de l'exil, et dans un autre registre, "Hijos de la Retirada" vous fait part d'un message reçu récemment.


En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l¹époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l¹Ardoise, ceinturé de barbelés et de
miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude HonnoratEt pour compléter le documentaire, réécoutez sur SUD RADIO, « podcasts » l'émission du 8/11/11, de Karim Hacene, Enquêtes et Investigations, sur les harkis le camp de saint maurice l'ardoise en 2 parties

http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news



BONNE ANNEE 2012



Merci à tous nos lecteurs pour leur soutien durant l'année passée.
Maravillas reviendra bientôt.

mercredi 19 octobre 2011

QUI PEUT AIDER CETTE JEUNE ETUDIANTE?

Je suis étudiante en Master de Recherche à l'Université d'Angers et je cherche des informations sur la Résistance dans le Maine et Loire.
Plus précisément, il s'agit de savoir si les espagnols résidents dans ce département ( et dans le grand ouest) pendant la guerre ont eu ou non un rôle dans la résistance.

Auriez-vous des informations sur le sujet ou un contact à me donner.
Maêle.

Contacter Vrann Dansief qui fera suivre.



dimanche 31 juillet 2011

PAN NEGRO

BANDE ANNONCE
http://youtu.be/mn_gJ5Aly6c

lundi 25 juillet 2011

La mort d'Andres Jimenez

Andrès Jimenez, ancien combattant de la République espagnole et héros de la Seconde guerre mondiale dans les rangs de l'armée française, est décédé hier à Toulouse, à l'âge de 93 ans. Engagé à 17 ans à Barcelone dans les milices antifascistes qui ont résisté au coup d'Etat franquiste, Andrès Jimenez combat dans les rangs républicains durant toute la Guerre civile espagnole, de 1936 à 1939. Il participe notamment à la bataille de l'Ebre où il est blessé par un tir de mortier. Réfugié en France, il s'engage en mars 1940 dans la Légion étrangère et sert au Maroc jusqu'en 1944, date à laquelle il s'embarque pour l'Italie avec l'armée de Lattre. Il débarque au sud de l'Italie, combat à Monte Cassino puis débarque à nouveau à Saint-Rafaël et Marseille avec les troupes de libération de la France. C'est au cours de ces combats contre les nazis qu'il gagnera la Croix de guerre pour avoir héroïquement secouru des blessés en première ligne. Démobilisé en 1945, Andrès Jimenez s'installe à Toulouse où, fidèle à ses idéaux libertaires, il montera une petite coopérative ouvrière de polissage de métaux à Port Saint-Sauveur. Père de trois enfants qui ont fait souche à Toulouse, ce paisible retraité à l'œil pétillant d'humour, était une figure populaire et appréciée du quartier de Saint-Cyprien. Entouré de sa famille et d'anciens de la Légion étrangère, il a été décoré en 2008 de la Médaille militaire par le préfet de Région. Son histoire, celle d'une fidélité sans faille à un idéal, a fait l'objet la même année d'un film produit par le conseil général, réalisé par René Grando et intitulé : « Espagne-France, deux guerres pour la liberté ». Lors de la projection de ce documentaire à Balma, Andrès Jimenez avait reçu du maire Alain Fillola, lui-même fils de républicain espagnol, la médaille de la Ville de Balma.

dimanche 17 juillet 2011

NOTE A L'ATTENTION DE NOS LECTEURS

De ressentes observations sur mon blog à mon endroit , concernant les sources des informations que je diffuse, me font dire que certains lecteurs doutent de la bonne foi de mon action qui est totalement désintéressée.
Disons que la perfection n'étant pas de ce monde il m'arrive de faire quelques perles, mais je cite ou fait toujours un renvoi par " snap shots" situé sur le titre et qui renvoi sur ma source.
Je continue malgré tout mon rôle de veilleur sur la toile sur le thème de devoir de mémoire et remercie à cette occasion tous ceux qui me soutiennent.
Ferran V. M. dit Maravillas prénom de ma mère.

OUI FRANCISCO FRANCO ETAIT UN DICTATEUR!

Oui, Francisco Franco était un dictateur

Francisco Franco, en octobre 1975, avec Juan Carlos qui allait devenir roi d'Espagne à la mort du Caudillo.

Les subventions accordées au Dictionnaire biographique espagnol sont suspendues à cause de certains articles peu rigoureux. Comme cet article où le Caudillo passe pour un simple chef de l'Etat.

AFP