A tous les enfants et petits enfants des combattants de l'armée de la République Espagnole,et des forces antifacistes:
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Brigadistas,
Socialistes,
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Anarchistes de la FAI,
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Syndicalistes de la CNT
Francs Maçons,
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LA MÉMOIRE DE NOS PÈRES.


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LA "RETIRADA"

LA "RETIRADA"
Ils étaient parmis eux...

mardi 4 mars 2008

TEMOIGNAGE D'UNE PETITE FILLE DE COMBATTANT

QUERIDOS COMPAÑEROS DE LA LIBERTAD

Je tiens tout d’abord à vous exprimer ma plus profonde admiration pour les hommes, femmes et enfants que vous représentez et surtout le travail que vous accomplissez pour ce devoir de mémoire auquel vous vous consacrez et qui nous honore

DE L ‘ESPOIR D’ANDRE MALRAUX

Je suis la petite fille de Bartolomé FLORES CANO, soldat républicain de 1936 à 1939, il appartenait au bataillon « divisionario de Ametralladoras numéro 11 del 11 cuerpo de Ejercito del Frente del Segre. Que el dia 22 de Enero de 1939 cayo herido por la explosion de un obus, en un combate que se deserrollaba en el frente de Sanahuja, provincia de Lérida, siendo evacuado al Hospital de Berga y posteriormente à los Hospitales de Olot, camprodon y » suite à la retirada en France à l’Hôpital des réfugiés espagnols de Montpellier, Saint-Eloi, d’où

« le enyesaron el brazo para serle amputada la extremidad superior del humero izquierdo » et transféré après à l’hôpital des réfugiés espagnols à Marseille.

Envoyé ensuite pour un Aller simple aux camps de Concentration français.

A LA PASSION Y LA MUERTE DE FREDERICA MONTSENY (défilé de spectres traversant le mont

Ma grand-mère Juana FLORES née ALONSO TORRES, ma mère alors âgée de 3 ans (Melchora FLORES) mon oncle 7 ans et la mère de mon grand-père Melchora Cano ont (suite à la retirada) été dans un 1er camp à côté de Lourdes après Argelès et Barcarès. Ma mère avait été transférée à l’infirmerie avec une tuberculose. Mon grand-père a tout de suite reconnu la voix de sa fille et c’est ainsi qu’ils se sont retrouvés. Les Maures sur leurs chevaux montaient sur le dos de mon grand-père et lui jetaient des cacahouètes voilà comment on traitait les héros de guerre. Le peu de repas qu’on lui donnait il le partageait avec les autres ;

Rivesaltes camps de concentration mais surtout camps de tortures et de barbaries.

Mon grand père disait sur Rivesaltes « là bas le mutilé terminait encore plus blessé et celui qui n’était pas mutilé finissait Mutilé, Rivesaltes Silencio tu ne reviens jamais de là bas tu en survies ou tu en meurs.

Femmes des républicains offertes en pâturage aux Sénégalais des colonies de Pétain.

Quand les enfants volaient des pommes tellement ils avaient faim, ils recevaient des coups ainsi que les mères. Ma mère a une cicatrice de 10 cm au niveau de la colonne vertébrale.
Ma grand-mère Juana a eu les paupières. Brûlées.

LA MORTIFICATION..........................des sens

Mon grand-père est sorti des camps en 1941 grâce à l’aide de M. Andrès Alonso Gomez né à Almeria, il a inscrit mon grand-père sur la liste des mineurs de la Croix Rousse LYON, il ne faisait plus que 37 kgs, Andrès a fait le travail qu’il ne pouvait pas faire. Il a travaillé dans des conditions inhumaines au vu de ses blessures, c’est Andrès qui a sauvé ma famille par son entremise, son soutien et sa solidarité.

Melchora Cano est morte dans de terribles souffrances à l’infirmerie de la mort les « préposés aux soins médicaux »ont déclaré qu’ils avaient les médicaments mais qu’ils ne lui donneraient pas car elle était trop vieille 58 ans !

Mon grand-père et Andrès ont pu faire sortir ma famille en juillet 1942, mais malheureusement il n’a rien pu faire pour sa mère qui a été jetée dans la fosse commune de Rivesaltes. Aujourd’hui je me bats pour obtenir le certificat de décès de Melchora Cano car en l’obtenant c’est la faire reconnaître comme victime. Mais les archives de Rivesaltes ont été envoyées à Paris.

Bartolomé et Juana habitaient à Vaise lieu dit « la cour des miracles » à Lyon 9, ils étaient plus de 20 chaque jour à manger et dormir chez eux, ma grand-mère lavait leur vêtement à l’eau froide, mes grands-parents ont rendu la dignité à des hommes pendant des années toute une vie de sacrifice aux services des autres.

Mon grand-père et Andrès Alonso faisaient parti de la Résistance clandestine de Vaise et la Croix Rousse, mon grand-père sortait la dynamite pour la Résistance Clandestine et allait très souvent à Toulouse ou il avait beaucoup d’amis. Le jour de la libération de LYON, il est sorti avec son fusil et il a ramené chez lui tous les Espagnols trouvés dehors.

Le Père de mon grand-père Bartolomé Florès Lopez Maire Adjoint de Mojacar à été lui assassiné en 1948 (on l’amenait en cellule pour être torturé et il ressortait au bout de 2 jours les franquistes revenaient le chercher il retournait en cellule et on le torturait et il ressortait, il est mort des suites des tortures et de tant de brutalité C’est le cousin germain de mon grand –père Bartolomé Ruiz qui le soignait chaque fois qu’il était dehors. Les 2 fils de Bartolomé Ruiz ont été eux assassinés à Mojacar dans les années 1980-1981.

Le beau- frère de mon grand-père L’Anarchiste Pedro Cano a lui été assassiné à Olesat de Montserrat parce qu’il ne croyait pas en Dieu dans les années 50.

Il me parait important de faire connaître l’histoire de ma famille, car je ne veux pas que l’oubli, oublie les oubliés car les oubliés n’ont jamais pu oublier. Les conséquences qu’il y a eu sur les enfants qui ont été dans les camps et l’on peut parler de stérilisation mentale, car ils ne sont pas revenus indemnes.

Je suis à la recherche du dossier de guerre de mon grand-père à Toulouse, à Lyon ils n’ont rien et de l’hommage que lui a rendu Fréderica Montseny. Ils étaient justes 3, étant un homme d’une très grande humilité il n’a pas voulu y aller, mais elle ne s’est pas arrêtée là, Frédérica à invité mon grand-père à venir personnellement manger avec elle.

Mon grand-père allait très souvent retrouver les Républicains dans un endroit à Toulouse.

MERCI POUR VOTRE AIDE QUAND A MOI, IL ME RESTE A AFFRONTER RIVESALTES ET ALLER RENDRE HOMMAGE A MON ARRIERE GRAND MERE.

Melchora Cano et à travers moi mes grands parents.
corinne GARCIA-FLORES

6 commentaires:

Liberty a dit…
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libertad a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
christian a dit…

Bonjour Corinne,
Je suis intéressé par l'histoire des Florès de Mojacar, ma femme est une descendante de Bartolomé Flores et de Anna Ruiz mariés le 13/02/1840 à Mojacar. Il semble que cette famille ait eu par le passé une vie politique engagée et courageuse.
Si vous aviez quelques éléments de la généalogie de votre branche ceux ci m'intéressent.
cordialement
Merci

Anonyme a dit…

Bonsoir,
L'endroit dont vous parlez se trouve être le local de la CNT ou mon père m'emmenait chaque fin de semaine quand j'étais petite.
La se retrouvaient los compañeros puis nous nous rendions dans un café de la place st sernin.
Cordialement.
Violeta Clavero

biscotte a dit…

Bonjour Corinne,

Je cherche à vous joindre pour avoir un renseignement concernant une photo parue sur votre blog "tierraylibertadmojacar"

Merci de m'adresser un message à claudie.zaldivar@wanadoo.fr

Anonyme a dit…

Bonjour Corinne,

Je cherche à vous joindre pour vous demander un renseignement sur une photo parue sur votre blog "tierraylibertadmojacar"
Merci de me contacter à claudie.zaldivar@wanadoo.fr
Cordialement
Claudie