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LA "RETIRADA"

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Ils étaient parmis eux...

lundi 19 mai 2008

PAU CASALS l'exilé le plus célèbre, pour mieux le connaître

PAU CASALS 1876- 1973 Violoncelliste né à Vendrell (Catalogne) Fondateur du Festival de Prades Officier de la Légion d’Honneur Décoré de la Croix d’Isabelle la Catholique Compositeur de l’Hymne des Nations unies

Ses débuts « El Vendrell » est une ville moyenne de forte tradition libérale, située sur « la Costa Dorada ».sa plage est San Salvador, actuellement un haut lieu touristique, où se trouve le Musée Pau Casals, son vrai nom (prononcer : Pa-ou, en accentuant sur le a). Combien sont les touristes qui ont visité ce musée. ?

Pau Casals est le fils de l’organiste de la paroisse qui subvient péniblement aux besoins de la famille. Tout jeune, encore, il part à Barcelone, accompagné de sa mère qui croit en son fils et ne l’abandonnera jamais.

Et c’est là, à Barcelone où le jeune prodige sera découvert par le grand Isaac Albéniz qui le recommande à son ami le comte de Morphy, précepteur du roi Alphonse XIII.

A Madrid Pau Casals poursuit ses études, et quelques années plus tard, il est envoyé par la Cour d’Espagne à Bruxelles, dont le Conservatoire jouissait à l’époque d’une grande renommée.

Nous sommes à la fin du XIXème siècle et l’Espagne avait une cote internationale plutôt mauvaise (ne disait- on pas que l’Afrique commençait aux Pyrénées ?

Que pouvait bien donner de soi ce petit catalan qui n’était pas plus grand que son violoncelle ?

On est en classe et la moquerie est générale y compris le professeur. Mais voici que Pau Casals s’attaque à l’exercice réputé le plus difficile « Souvenir de Spa », et à la raillerie générale succède la muette admiration. Le professeur stupéfait l’appelle à son bureau : « Jeune homme, vous avez du talent, si vous voulez faire partie de ma classe, je vous promets le premier prix.

« Non Monsieur, vous vous êtes moqué de moi. Vous n’êtes pas un artiste, je m’en vais. ! » Pau Casals se plaisait à dire : « Je suis têtu comme les mulets del Vendrell. ! ».

Il part à Paris sans ressources. Madrid avait très mal pris l’incartade et lui avait coupé les vivres. La ville lumière, c’est l’inconnu, l’aventure. Jouant du violoncelle, il se défend comme il peut, mais le climat ne lui convient pas et il tombe malade. Sa mère est une belle portoricaine aux cheveux splendides. Son maigre salaire de femme de ménage ne suffisant pas à payer les soins du malade, elle vend sa chevelure. Imaginons l’émotion du jeune violoncelliste devant sa mère portant un foulard.

A peine guéri, Pau Casals prend la décision de sa vie, il va frapper à la porte de Charles Lamoureux. « Je regrette, je n’ai besoin de personne. » « Laissez- moi jouer un peu. » « Si vous voulez. » Et en quelques instants c’est le miracle : deux génies se sont rencontrés. Jamais le hasard n’avait mieux fait les choses.

Et c’est dans ce fameux orchestre Lamoureux que commence l’éblouissante carrière internationale du plus grand violoncelliste de tous les temps. Mais sait- on que Casals fut aussi un excellent chef d’orchestre et un compositeur émérite ? Sait- on qu’il est l’auteur de l’Hymne des nations Unies. ?

Et cependant notre admiré Pau Casals, est encore beaucoup plus qu’un des plus grands hommes de l’Histoire, et cela dans la plus large acceptation du terme, ce que l’on ne peut pas dire de tous les artistes fameux. Démocrate de tradition familiale, défenseur de la liberté des hommes et des peuples, il a été l’apôtre de la Paix Universelle, et parce qu’il abhorrait le mensonge et l’injustice, il est le plus grands des morts en exil.

Texte extrait de la plaquette éditée lors de la « Quinzaine catalane d’hommage au Maître Pau CASALS » Organisée à Angoulême du 25 septembre au 5 octobre 1979, par le Casal Catala » (Foyer Catalan)

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