A tous les enfants et petits enfants des combattants de l'armée de la République Espagnole,et des forces antifacistes:
Guerilléros,
Brigadistas,
Socialistes,
Communistes,
Anarchistes de la FAI,
Membres du POUM,
Syndicalistes de la CNT
Francs Maçons,
réfugiés de tous
âges, et à tous ceux qui ont combattu pour la Liberté durant la Guerre Civile d' ESPAGNE de 1936, ce blog vous est ouvert pour raconter ou découvrir
LA MÉMOIRE DE NOS PÈRES.


Pour éditer vos documents et témoignages dans ce blog écrivez à l'adresse email ci-dessous, vous pouvez aussi répondre directement dans la rubrique commentaires en fin d'article:
vrann.dansief@gmail.com

LA "RETIRADA"

LA "RETIRADA"
Ils étaient parmis eux...

lundi 31 mars 2008

AGENDA Républicain Espagnol 2008

Agenda construit par Charles Farreny site "Espagne au coeur" adresse donnée sur notre Blog.
Nous faire connaître les dates de rencontres, manifestations, expositions, inaugurations, colloques qui peuvent échapper à notre attention, ayant trait au sujet qui nous importe. Merci pour "La mémoire de nos pères.
Maravillas

Haut lieu de mémoire de la Retirada : Le futur Mémorial de Rivesaltes


Lieu symbole de l'internement des " indésirables ", avec ses
baraques délabrées encore tristement debout, le camp de
Rivesaltes est devenu un haut lieu de mémoire de la Retirada,
l'exil des réfugiés espagnols fuyant les troupes de Franco, en
janvier-février 1939.
En 1997, l'idée d'y construire un Mémorial est née de la mobilisation
de la société civile face à des menaces de destruction.
Situé sur l'îlot F (47 hectares), racheté à l'armée en 2005 par
le Conseil général des Pyrénées-Orientales, il présentera une
exposition permanente sur l'histoire du camp et des expositions
temporaires sur des questions d'actualité.
Robert Badinter, ancien ministre de la Justice, parraine le projet.
Les travaux commenceront fin 2008 - début 2009.
La Région Languedoc-Roussillon soutient les actions culturelles
réalisées autour du projet " Mémorial ", ainsi que les investissements
de préfiguration.

Plaque commémorative de Martyrs Espagnols de la "Rétirada" d'ORADOUR sur GLANE

La Guerra Civil Española - El sueño derrotado

FILM DE 57 Mn SUR LA RETIRADA, A VOIR...


jeudi 27 mars 2008

Apel.les FENOSA un Catalan de la "Retirada"

FENOSA dans son atelier, travaillant sur le monument commémorant le massacre d'Oradour-sur -Glane


Né à Barcelone en 1899, le sculpteur Apel.les Fenosa quitte l'Espagne pour la France en 1920. Après un séjour à Toulouse, il s'installe à Paris en 1921. En 1923, il rencontre Pablo Picasso qui l'incite à persévérer dans la sculpture et lui achète ses premières oeuvres. Picasso sera d'ailleurs un des principaux collectionneurs de Fenosa.

En 1929, Fenosa retourne à Barcelone où l'on prépare une exposition de son oeuvre. Surpris par la proclamation de la République en 1931, il restera en Catalogne pendant la guerre d'Espagne durant laquelle il milite dans les rangs républicains. En 1939, l'arrivée des Franquistes au pouvoir le contraint à l'exil. Il regagne donc la France, où il travaillera jusqu'à sa mort.

En 1944, le Comité de libération du Limousin lui commande une sculpture commémorant le massacre du village d'Oradour-sur-Glane. Il crée le "Monument aux Martyrs d'Oradour" (1944-1945), actuellement installé à Limoges.

En 1981, l'UNESCO lui commande l'exécution d'un trophée remis chaque année au lauréat du Prix de l'Education pour la Paix. Fenosa réalise alors l'"Olivier", symbole de la paix et attribut du poète.

En 1982, il reçoit la Médaille d'Or de la Généralité de Catalogne, en 1983 la Légion d'Honneur et, en 1987, la Médaille d'Or de la Ville de Barcelone.

mardi 25 mars 2008

Raphaél ALBERTI





lundi 24 mars 2008

EXIL 1939 combien sont-ils aujourd'hui?



Aproximación exiliados.......................: 450.000

Detalle exilio:

Refugiados a primeros de marzo de 1939 en Francia:

Mujeres, niños y ancianos..................: 170.000

Soldados y fuerzas de seguridad........: 220.000

Civiles sexo masculino válidos.............: 40.000

Heridos................................................: 10.000

Entrados en marzo...............................: 75.000

Total refugiados...................................: 515.000

Repatriaciones en febrero de 1939:

Refugiados civiles..................................: 7.534

Niños......................................................: 1.114

Soldados y fuerzas de seguridad..........: 55.790

Prisioneros de guerra............................: 2.367

Presos políticos......................................: 650

Total repatriados...................................: 67.455

Total exiliados........: 515.000 - 67.455 = 447.545


Españoles deportados a Campos de Concentración Nazis

Libro Memorial. Españoles deportados a los campos nazis (1940-1945), editada por el Ministerio de Cultura de España en 2006, resultado de una investigación de Benito Bermejo y Sandra Checa.

Les Espagnols déportés aux champs des nazis (1940-1945), éditée par le Ministère de Culture de l'Espagne en 2006, résultat d'une recherche de Benito Bermejo et de Sandra Checa.
http://pares.mcu.es

lundi 10 mars 2008

HISTOIRE D'UN OUBLI.

Ces Espagnols qui ont libéré Paris

Le 25 août 1944, à 16 heures, le général Dietrich von Choltitz, gouverneur allemand de Paris, qui s'était rendu, deux heures auparavant, au soldat espagnol Antonio González, signait la capitulation nazie devant le général Leclerc et le colonel Rol-Tanguy. Paris était libéré. Le rôle qu'y jouèrent les résistants étrangers, et en particulier les républicains espagnols, sera-t-il oublié au cours de la commémoration de cet événement ?

Par Denis Fernandez Recatala

Il est de bon ton de « ranimer » les mémoires. C'est à doses homéopathiques pourtant que la France accorde sa reconnaissance aux étrangers qui participèrent à sa libération. Aucun monument d'envergure ne rend hommage, par exemple, aux milliers d'Espagnols qui combattirent l'occupant nazi. En ce soixantième anniversaire de la libération de Paris, pourquoi marchander la gratitude et oublier d'honorer les femmes et les hommes morts pour la liberté aux côtés des Français ?

Après la guerre civile de 1936-1939, de nombreux Espagnols rejoignirent les rangs de la Résistance ou les armées de la France libre, comme le rappelle un tableau de Picasso, accolé au fameux Guernica, au Musée Reina Sofia, à Madrid. Il s'intitule : Monument aux Espagnols morts pour la France. Les républicains d'outre-Pyrénées ont marqué de leur empreinte la Libération. Leur présence est reconnue dans le Sud, mais plus de 10 000 d'entre eux combattirent un peu partout, en Bretagne comme dans les Cévennes (1) ou à Poitiers, Bordeaux, Angoulême, Avignon, Montélimar, Valence, Annecy (2)... Foix a été libérée par les seuls Espagnols, auxquels on a envoyé au dernier moment un certain Marcel Bigeard (3) afin d'assurer une participation française aux combats.

A Bordeaux, Charles Tillon, fondateur des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), avait contacté les organisations du Parti communiste d'Espagne (PCE) dès la fin de l'été 1940. A cette époque, les étrangers constituaient une sorte de vivier pour la résistance naissante. Ils n'avaient pas été mobilisés, et le pacte germano-soviétique les avait peu touchés. De surcroît, les communistes d'Espagne se souvenaient de l'apport français aux Brigades internationales. A Paris, à la même époque, la direction clandestine du PCE cherchait à rencontrer les dirigeants communistes français. Mme Lise London sera approchée à la mi-décembre. Si elle et son mari, Arthur London, servirent d'intermédiaires, c'est que ce dernier avait combattu en Espagne au sein des Brigades internationales .

Dès lors, côté communiste et apparenté, les initiatives se précisent. La communauté espagnole a deux composantes : la vieille émigration économique d'après 1918 et les rescapés de l'armée républicaine, répartis dans toute la France. Crée par le PCF dès les années 1930, la Main-d'œuvre immigrée (MOI) va occuper une place majeure au sein de la Résistance. Elle accueillera la majorité des communistes espagnols. Les autres formeront des détachements armés (sous commandement du PCE) qui coordonneront leurs actions avec l'Organisation spéciale (OS), puis avec les FTPF, tout en préservant une relative autonomie.

A Paris et sa région, c'est à « Lucien » (Conrado Miret-Must) que l'on confie la charge, dès 1942, de diriger les combattants de la MOI. Nous sommes encore loin de la Libération, mais elle se prépare, malgré la grande rafle qui décimera les résistants espagnols cette même année. Leur procès, dit des « terroristes de l'Union nationale espagnole », préfigure celui des membres du groupe Manouchian. Au quartier de la « petite Espagne » à La Plaine-Saint-Denis, par exemple, les arrestations se multiplient. Elles sont également nombreuses en Bretagne, à Paris intra-muros et dans les autres banlieues : cent trente-cinq Espagnols, dont six femmes, sont traduits en justice. Ils portent à la boutonnière de minuscules espadrilles aux couleurs des républiques espagnole et française. A l'énoncé de la sentence, ils entonnent La Marseillaise et l'Himno de Riego (8). Les peines sont relativement légères mais, au bout du compte, il y aura des tortures, des déportations et des exécutions.

Le char « Guadalajara » entre le premier

Effet secondaire : après la dislocation de son unité et l'assassinat de ses camarades, Celestino Alfonso, ancien lieutenant de chars, intégrera le groupe Manouchian pour ne pas rester isolé. Il y connaîtra Michel Rajman. Son exécution avec ses camarades de « l'Affiche rouge », le 16 février 1944, précède de quelques mois la libération de Paris. Dans sa dernière lettre, Celestino écrira : « Je meurs pour la France. » Pour les Espagnols, la Résistance est le prolongement de leur guerre civile par d'autres moyens. Pour les communistes, c'est aussi une manière de répondre à la solidarité des Brigades internationales, dont la création résultait d'une décision du Komintern (9).

En attendant que la répression se détourne d'eux, les Espagnols gagnent les départements voisins. L'alerte passée, ils reviennent à Paris sous le commandement de Rogelio Puerto. Le 6 juin 1944, quand les Alliés débarquent sur les plages normandes, José Baron, dit « Robert », mobilise les réserves de combattants. Ils forment les bataillons qui participeront à l'insurrection parisienne d'août. Ils sont prêts, résolus et ne demandent qu'à en découdre : pour eux, la liberté de la France annonce celle de l'Espagne.

L'histoire, on le sait, a ses ironies. Elle a aussi des coïncidences heureuses. Le chef de l'insurrection parisienne, Henri Rol-Tanguy, était commissaire politique de la 14e Brigade internationale en Espagne... Les événements trouvent leur cohérence. Une passerelle est ainsi jetée entre les combattants antifascistes des deux pays. L'expérience militaire acquise en 1936-1939 se combine avec l'invention de la guerre des partisans, au maquis comme en ville.

Avec la libération de la capitale, les anarchistes espagnols font leur entrée en scène. Là encore, il faut remonter à 1939, aux camps du sud-est de la France on l'on parque l'armée républicaine défaite (10). Tous les matins, les gendarmes sillonnent les baraquements, incitant les Espagnols à rejoindre la Légion étrangère : plusieurs milliers d'entre eux céderont. Pour continuer la lutte contre le nazisme. Ils seront affectés tantôt en Afrique du Nord, tantôt en Afrique noire (Tchad, Cameroun). Les seconds rallieront les Forces françaises libres dès l'année 1940. Ils rejoindront les colonnes du général Leclerc (11). Les premiers patienteront jusqu'au débarquement allié en Algérie. Tous – du moins les survivants – seront les premiers à entrer dans la capitale le 24 août 1944.

Paris est en armes. Paris se bat. Paris a besoin de secours, car la trêve a été rompue pour que les Allemands n'en tirent pas un profit stratégique. Le colonel Rol-Tanguy envoie le commandant Gallois informer les troupes alliées de la situation et convainc le général Leclerc d'accélérer la progression de sa 2e division blindée – la célèbre « 2e DB » – vers Paris.

Leclerc confie cette mission à la 9e compagnie de blindés, commandée par le capitaine Raymond Dronne. Elle est entièrement composée d'anarchistes espagnols. On y parle le castillan. Dans ses Carnets de route (12), le capitaine Dronne évoque le courage de ses compagnons d'armes auxquels le général Leclerc vouera une admiration constante.

Les premiers détachements de la 9e compagnie entrent dans Paris par la porte d'Italie à 20 h 41, ce 24 août. C'est le char Guadalajara qui franchit le premier les boulevards extérieurs – Guadalajara, du nom d'une victoire républicaine sur les volontaires mussoliniens, alliés de Franco. « Guadalajara no es Abisinia (13) », disait une chanson de l'époque. A 21 h 22, chars et half-tracks se garent place de l'Hôtel-de-Ville. Cent vingt Espagnols et leurs vingt-deux véhicules blindés sont accueillis en libérateurs. Une foule en liesse les entoure. On leur demande s'ils sont américains. On se surprend de les entendre parler en espagnol. Leurs chars portent les noms de batailles de la guerre d'Espagne – Ebro, Teruel, Brunete, Madrid – mais également celui de Don Quijote ou de Durruti, le chef anarchiste.

Les défenseurs de l'Hôtel de Ville sont ainsi libérés. Depuis cinq jours, retranchés dans le bâtiment, ils résistaient aux assauts allemands. Les Espagnols installent un canon à l'intérieur de l'édifice : ils le baptisent Abuelo (grand-père). On se congratule en attendant les renforts. Amado Granell, lieutenant de la 9e compagnie, est reçu par des membres du Conseil national de la Résistance, présidé par Georges Bidault. Entre-temps, Leclerc avec le reste de sa 2e DB fonce sur Paris. Il n'y entrera que le matin du 25 août.

Les jours suivants, les combats s'accentuent. Charles Tillon affirmera que les Espagnols sont passés maîtres dans les combats de rue. Il songe aux partisans qui ont rejoint les Forces françaises de l'intérieur (FFI). Il surestime leur nombre à Paris. En 1946, préfaçant un livre sur le groupe Manouchian, Tillon évalue leurs effectifs à 4 000, chiffre qu'il reprendra dans Les FTP (14). Manuel Tuñon de Lara, historien espagnol, est plus prudent.

Les combats achevés à Paris, Rogelio Puerto, avec ses détachements espagnols des FTP, de l'Union nationale espagnole ou du PCE, rallie la caserne de Reuilly – où le responsable de la MOI, Boris Holban, fusionne les brigades d'étrangers au sein d'un bataillon dénommé « Liberté ». On y trouve des Italiens, des Polonais, des Arméniens et des évadés soviétiques. Les Espagnols constituent le plus fort contingent : on en dénombre 500 qui se sont battus dans les rues de Paris, à la Concorde et devant l'Assemblée nationale, place de l'Etoile, à l'hôtel Majestic, siège de la Gestapo, place Saint-Michel, rue des Archives, place de la République... Plusieurs dizaines d'entre eux mourront au cours des affrontements – José Baron, par exemple, organisateur des regroupements de guérilleros en 1944, tombe place de la Concorde.

Avec sa 9e compagnie, la 2e DB de Leclerc poursuivra son offensive vers l'Allemagne. Les Espagnols participeront à la libération de Strasbourg, où périt le lieutenant-colonel Putz, volontaire des Brigades internationales, « au milieu de ses républicains espagnols ». Ils pousseront jusqu'à Berchtesgaden, le quartier général de Hitler dans les Alpes de Bavière, où le Führer avait reçu Mussolini et Laval. Combien d'Espagnols reste-t-il pour arpenter le nid d'aigle du dictateur nazi ? Ils ne sont plus qu'une poignée.

Partis du Tchad trois ans auparavant, ils étaient des milliers de volontaires à vouloir combattre le Reich hitlérien, allié du fascisme espagnol. Ils avaient un rêve chevillé à l'esprit : revenir en vainqueurs en Espagne, avec l'appui des Alliés. Espoir trahi. Car Franco est demeuré au pouvoir jusqu'en 1975. Et la France, pour laquelle ils versèrent leur sang, les a oubliés.

Denis Fernandez Recatala.

Journaliste et écrivain, auteur de Matière, Le Temps des cerises, Paris, 2002.

mardi 4 mars 2008

TEMOIGNAGE D'UNE PETITE FILLE DE COMBATTANT

QUERIDOS COMPAÑEROS DE LA LIBERTAD

Je tiens tout d’abord à vous exprimer ma plus profonde admiration pour les hommes, femmes et enfants que vous représentez et surtout le travail que vous accomplissez pour ce devoir de mémoire auquel vous vous consacrez et qui nous honore

DE L ‘ESPOIR D’ANDRE MALRAUX

Je suis la petite fille de Bartolomé FLORES CANO, soldat républicain de 1936 à 1939, il appartenait au bataillon « divisionario de Ametralladoras numéro 11 del 11 cuerpo de Ejercito del Frente del Segre. Que el dia 22 de Enero de 1939 cayo herido por la explosion de un obus, en un combate que se deserrollaba en el frente de Sanahuja, provincia de Lérida, siendo evacuado al Hospital de Berga y posteriormente à los Hospitales de Olot, camprodon y » suite à la retirada en France à l’Hôpital des réfugiés espagnols de Montpellier, Saint-Eloi, d’où

« le enyesaron el brazo para serle amputada la extremidad superior del humero izquierdo » et transféré après à l’hôpital des réfugiés espagnols à Marseille.

Envoyé ensuite pour un Aller simple aux camps de Concentration français.

A LA PASSION Y LA MUERTE DE FREDERICA MONTSENY (défilé de spectres traversant le mont

Ma grand-mère Juana FLORES née ALONSO TORRES, ma mère alors âgée de 3 ans (Melchora FLORES) mon oncle 7 ans et la mère de mon grand-père Melchora Cano ont (suite à la retirada) été dans un 1er camp à côté de Lourdes après Argelès et Barcarès. Ma mère avait été transférée à l’infirmerie avec une tuberculose. Mon grand-père a tout de suite reconnu la voix de sa fille et c’est ainsi qu’ils se sont retrouvés. Les Maures sur leurs chevaux montaient sur le dos de mon grand-père et lui jetaient des cacahouètes voilà comment on traitait les héros de guerre. Le peu de repas qu’on lui donnait il le partageait avec les autres ;

Rivesaltes camps de concentration mais surtout camps de tortures et de barbaries.

Mon grand père disait sur Rivesaltes « là bas le mutilé terminait encore plus blessé et celui qui n’était pas mutilé finissait Mutilé, Rivesaltes Silencio tu ne reviens jamais de là bas tu en survies ou tu en meurs.

Femmes des républicains offertes en pâturage aux Sénégalais des colonies de Pétain.

Quand les enfants volaient des pommes tellement ils avaient faim, ils recevaient des coups ainsi que les mères. Ma mère a une cicatrice de 10 cm au niveau de la colonne vertébrale.
Ma grand-mère Juana a eu les paupières. Brûlées.

LA MORTIFICATION..........................des sens

Mon grand-père est sorti des camps en 1941 grâce à l’aide de M. Andrès Alonso Gomez né à Almeria, il a inscrit mon grand-père sur la liste des mineurs de la Croix Rousse LYON, il ne faisait plus que 37 kgs, Andrès a fait le travail qu’il ne pouvait pas faire. Il a travaillé dans des conditions inhumaines au vu de ses blessures, c’est Andrès qui a sauvé ma famille par son entremise, son soutien et sa solidarité.

Melchora Cano est morte dans de terribles souffrances à l’infirmerie de la mort les « préposés aux soins médicaux »ont déclaré qu’ils avaient les médicaments mais qu’ils ne lui donneraient pas car elle était trop vieille 58 ans !

Mon grand-père et Andrès ont pu faire sortir ma famille en juillet 1942, mais malheureusement il n’a rien pu faire pour sa mère qui a été jetée dans la fosse commune de Rivesaltes. Aujourd’hui je me bats pour obtenir le certificat de décès de Melchora Cano car en l’obtenant c’est la faire reconnaître comme victime. Mais les archives de Rivesaltes ont été envoyées à Paris.

Bartolomé et Juana habitaient à Vaise lieu dit « la cour des miracles » à Lyon 9, ils étaient plus de 20 chaque jour à manger et dormir chez eux, ma grand-mère lavait leur vêtement à l’eau froide, mes grands-parents ont rendu la dignité à des hommes pendant des années toute une vie de sacrifice aux services des autres.

Mon grand-père et Andrès Alonso faisaient parti de la Résistance clandestine de Vaise et la Croix Rousse, mon grand-père sortait la dynamite pour la Résistance Clandestine et allait très souvent à Toulouse ou il avait beaucoup d’amis. Le jour de la libération de LYON, il est sorti avec son fusil et il a ramené chez lui tous les Espagnols trouvés dehors.

Le Père de mon grand-père Bartolomé Florès Lopez Maire Adjoint de Mojacar à été lui assassiné en 1948 (on l’amenait en cellule pour être torturé et il ressortait au bout de 2 jours les franquistes revenaient le chercher il retournait en cellule et on le torturait et il ressortait, il est mort des suites des tortures et de tant de brutalité C’est le cousin germain de mon grand –père Bartolomé Ruiz qui le soignait chaque fois qu’il était dehors. Les 2 fils de Bartolomé Ruiz ont été eux assassinés à Mojacar dans les années 1980-1981.

Le beau- frère de mon grand-père L’Anarchiste Pedro Cano a lui été assassiné à Olesat de Montserrat parce qu’il ne croyait pas en Dieu dans les années 50.

Il me parait important de faire connaître l’histoire de ma famille, car je ne veux pas que l’oubli, oublie les oubliés car les oubliés n’ont jamais pu oublier. Les conséquences qu’il y a eu sur les enfants qui ont été dans les camps et l’on peut parler de stérilisation mentale, car ils ne sont pas revenus indemnes.

Je suis à la recherche du dossier de guerre de mon grand-père à Toulouse, à Lyon ils n’ont rien et de l’hommage que lui a rendu Fréderica Montseny. Ils étaient justes 3, étant un homme d’une très grande humilité il n’a pas voulu y aller, mais elle ne s’est pas arrêtée là, Frédérica à invité mon grand-père à venir personnellement manger avec elle.

Mon grand-père allait très souvent retrouver les Républicains dans un endroit à Toulouse.

MERCI POUR VOTRE AIDE QUAND A MOI, IL ME RESTE A AFFRONTER RIVESALTES ET ALLER RENDRE HOMMAGE A MON ARRIERE GRAND MERE.

Melchora Cano et à travers moi mes grands parents.
corinne GARCIA-FLORES

samedi 1 mars 2008

VOIR ET REVOIR

Don Quichotte ou Cervantès icône de la lutte contre la dictature franquiste ?

« Il a été dit que seulement deux livres traduits dans presque toutes les langues, étudiés et transmis de génération en génération avaient atteint l'immortalité. Ce sont La Bible et L'ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche. Il est presque inconcevable que Don Quichotte, considéré en son temps comme un simple livre de chevalerie errante, puisse être devenu le « best seller» constant que l'on sait .

Si, dès son apparition, la Bible voulait être, et a bien été, en un certain sens, l'explication des origines de l'Homme, de la préhistoire et de l'histoire, Don Quichotte , ce chef d'œuvre fondamental de la pensée de Cervantès, a été et demeure, l'esprit de l'aventure, de la lutte pour la justice et de l'exaltation de la personne humaine.

Si, dans certains chapitres, le Don Quichotte présente des caractéristiques quelque peu grossières et s'il eut même l'image de l'homme illuminé par les créations de son esprit, l'ensemble n'en constitue pas moins le symbole des luttes, des avatars et des tragédies vécues par Cervantès et par tant d'autres hommes qui, dès le Moyen-Age ont, de par leur courage et leur intelligence, marqué le rayonnement des siècles futurs….

La vie de Cervantès fut triste et riche en misères et en soucis de toutes sortes. Les écrivains de sa génération, considérés de grande valeur, ne daignaient même pas lire son chef d'œuvre. Ils le considéraient tout simplement comme un vulgaire livre de chevalerie. C'est ce qui porte atteinte au prestige de Cervantès, puisque par exemple, Calderon de la Barca et Lope de Vega (qui, eux, connurent la célébrité) ne lui adressaient que des critiques malveillantes. Nul ne peut mettre en doute la valeur de La vie est un songe , de Calderon, où foisonnent des pensées exemplaires. Mais, de tous les grands écrivains espagnols, il n'y en a qu'un qui ait fait preuve de cette immense imagination, toujours très équilibrée, c'est Cervantès. »

Federica Montseny 1988
PERMANENTE PROJECTION DE CERVANTES, À TRAVERS LES SIECLES (extraits)