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LA "RETIRADA"

LA "RETIRADA"
Ils étaient parmis eux...

jeudi 8 janvier 2009

A PROPOS DE BELCHITE

Nous éditons un nouveau point de vue d'un de nos compatriotes sur "BELCHITE" qui vient éclairer le point de vue donné en son temps sur notre blog ( voir article juin 2008 ) par Liberty notre trés actif "commentateur". Encore merci a MP. Maravillas

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Belchite est une commune aragonaise, républicaine, La CNT y est fortement implantée et l’UGT y est également présente. Les partis politiques, FAI et PSOE sont dominants, il faut également noter la présence de militants du POUM . Le conseil municipal est de gauche.
Les républicains n’ont pas à prendre ce qui leur appartient déjà et la première attaque menée contre la commune est menée par les franquistes. Le site est stratégique pour eux dans leur avancée sur le front d’Aragon entre Sarragosse et Teruel et le moyen le plus facile de créer une brèche. La ville est rapidement prise malgré la farouche résistance de ses habitants et les franquistes se livrent à un épouvantable massacre. Les premières colonnes républicaines les plus proches sont stationnées à Albalate et à Lécera sont alertées. Elles sont au repos après plusieurs semaines de combats continus. Elles tentent de reprendre la ville et il faudra pour cela l’arrivée de renforts notamment d’une colonne anarchiste dans laquelle des miliciens connaissent parfaitement la commune pour y être originaires.
Belchite est reprise par les républicains, rue par rue et maison par maison. Ils découvrent sur la place de la cathédrale un immense charnier, une montagne de cadavres en décomposition. L’odeur est atroce et des miliciens sont chargés de brûler la montagne de cadavres avec de l’essence. Parmi ces miliciens il y a José Quesada Suarez et Roberto Montero d’une colonne du POUM , il y a également Angel Ruiz de la CNTet compagnon d’Ascaso. Quesada est andalou, Montero de Galice, tous deux de la Quatrième Internationale. Ruiz fut un des instigateurs de l’attaque de la caserne de la Montana et secrétaire des ouvriers céramistes de Madrid de la CNT. Montero est décédé à Toulouse, Quesada et Ruiz à Tarbes.
Pour reprendre Belchite aux républicains, les franquistes utilisent l’artillerie et l’aviation italienne et anéantissent la ville sous les bombes. C’est la raison des ruines actuelles. Comme pour Guernica les vainqueurs tentent au travers de l’exemple qu’ils mettent en évidence de se dédouaner de leurs crimes à Belchite comme partout ailleurs en Espagne et tous les autres perpétrés ensuite de 1939 à 1952 dans le silence médiatique le plus absolu notamment jusqu’à 1945 et pour cause.
Des commentaires parlent d’objectivité, chacun a la sienne mais il y a une réalité historique et on ne peut pas mettre dans le même sac ni à égalité ceux qui défendent la liberté et la démocratie par la force et ceux qui veulent imposer une dictature par la violence. La légitimité est républicaine et ce qui est illégitime ne peut en aucun cas être mis sur le même plan. Il ne s’agit pas de deux équipes de football qui s’affrontent en demandant l’impartialité des commentateurs. En France , traiter à égalité la résistance et l’occupant nazi est qualifié de révisionnisme. Il y a quelques décennies, l’idée répandue chez les imbéciles à propos d’une femme violée c’est quelle l’avait un peu cherché et le mâle propos consistait à mettre sur le même plan l’agresseur et la victime ou à excuser quelque peu ce dernier.
Des Belchite il y en a eu des centaines en Espagne et la découverte des charniers en témoigne encore.
Salud y fraternidad.

Anonyme a dit…

Belchite et la Propagande franquiste.
La version « officielle » présentée par les franquiste est particulièrement simple et simpliste. C’est de la propagande primaire qui consiste a attribuer l’horreur aux forces républicaines en inversant le cours de l’histoire.
Belchite est républicaine dans une région fortement dominée par les anarchistes. Les coopératives ouvrières et paysannes sont nombreuses et bien avant les collectivisations. La CNT y mène depuis des années une politique d’alphabétisation. Elle possède comme dans toute l’Espagne, tout comme L’UGT d’un patrimoine important, cinémas, théâtres et lieux de réunion, sans oublier « las casas del pueblo ». En Aragon comme en Catalogne elle expérimente « l’école Francisco Ferrer ».
Pourquoi les républicains auraient-ils attaqué une ville qui leur est acquise très largement et gardée par des miliciens, un Maire et un conseil Municipal de Gauche. Tout simplement parce que les franquistes ont pris la ville entre temps malgré la farouche résistance des habitants et des miliciens de Belchite. C’est suite à la prise par les franquistes que les républicains interviennent et non pas après un stratégie élaborée mais dans l’urgence, contrairement aux affirmations des franquistes gentiment baptisés par la version officielle de « Nacionales » pour éviter de dire franquistes ou fascistes.
Il y a une vingtaine d’années, la presse locale dans les Hautes Pyrénées avait mené une série d’enquêtes avec des témoignages sur la Guerre Civile en Espagne, auxquelles nous avions activement participé. Le Département des Hautes-Pyrénées est un lieu « naturel » de résidence de nombreux aragonais républicains et de ceux qui participèrent activement à la bataille de Belchite et de nombreux de ses habitants. Tous les témoignages, tous, de Tarbes, Lourdes, Luz, Arreau, Argelés, Pierreffitte, Bagnères, tous confirment cette version, la nôtre . Qu’ils soient de la CNT, de l’UGT, de la FAI, du PSOE, du PSUC et du PCE, tous sans exclusive y compris les originaires de Belchite qui ont vécu cette période . Iguaz, Grau, Sanz, Ruiz, Quesada, Montero, Riera, Santolaria, Torres et tant d’autres. Le témoignage d’Angel Ruiz fut repris par la presse par « la Semaine des Pyrénées » à propos de Belchite, lui compagnon d’Ascaso. Il faut noter que les témoins directs, militants de gauche ont été pour la plupart fusillés par les franquistes dès leur entrée , n’ont survécu que ceux qui ont pu s’enfuir et ceux qui engagés sur le front ont pu survivre à la guerre. Lorsque les franquistes prennent Belchite, le Maire et tous les élus municipaux sont fusillés. C’est bien l’ordre premier de la bataille de Belchite, les franquistes prennent, les républicains reprennent et les franquistes reviennent avec l’aviation et l’artillerie lourde et détruisent Belchite. Il y a une certitude, le maire est républicain, son conseil aussi et ils sont parmi les premiers a organiser la résistance, face évidemment aux franquistes. Ce qui prouve bien la thèse comme quoi l’attaque de Belchite est d’abord le fait des franquistes. Le Maire étant républicain avec son conseil, encore une certitude, pourquoi les républicains serraient-ils rentrés les premiers et fusillé les leurs et anéanti une ville qui alimentait le front républicain en vivres au travers de la coopérative comme l’atteste l’intendance d’Ascaso. Si le Maire et son conseil eut été de droite et favorable aux factieux, cela pourrait se comprendre , or ce n’est pas le cas.Les survivants les plus nombreux étaient en face et bien sur la version officielle est plus confortable pour eux et qui pouvait dont contredire la version franquiste sous le franquisme sans risque, pour sa « liberté » et sa propre vie comme celle de ses proches. C’est hors de l’Espagne que les témoignages peuvent être représentatifs d’une certaine « objectivité » et plus particulièrement au sud de la France, au plus près des faits et ou ils sont encore fortement ressentis. La dictature a imposé sa version, par la dictature et la menace assortie à ce type de régime. Quel crédit peut-on accorder à la version de celui qui l’impose par la force et la menace sans légitimiser l’oppression qui va avec et de fait devenir complice. La vérité n’est jamais écrite par les despotes pas plus que par leurs complices, pour éclater elle a besoin de liberté.

Anonyme a dit…

Hola soy un vecino de un pueblo de sevilla (Gerena) estoy buscando informacion para un trabajo personal sobre el POUM.

Sobre los vecinos gereneros que acompañaron a D.Jose quesada suarez y Julio cid gaitan, un familiar posiblemente partio con ellos, hacia llerena (badajoz)