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LA "RETIRADA"

LA "RETIRADA"
Ils étaient parmis eux...

samedi 18 juillet 2009

6299 Mat Mauthausen: UN CATALAN CONNU

2009, année ARNAL !
Année Qui ?… Année Quoi ?…

( un article de Philippe Guillen )

Eh oui ! Arnal est bien méconnu aujourd’hui, et pourtant…..
Pourtant, souvenez-vous espiègles Vaillants, rappelez-vous joyeuses Vaillantes, vous l’avez bien connu autrefois. Mais bien sûr, me direz-vous : Arnal, c’est le père de Pif, de Placid et Muzo et de tant d’autres encore. Bref, l’un des grands noms de la BD de l’après-guerre ! Ses personnages et leurs aventures ont marqué les jeunes années de beaucoup d’entre nous.
S’il n’avait pas eu la mauvaise idée de disparaître en 1982, Arnal aurait eu 100 ans cette année. Rendons lui justice et sortons-le de l’oubli ! Pour de nombreuses raisons, il le mérite.
.
Tout d’abord une précision : combien savent que ce dessinateur se nommait en fait, José Cabrero Arnal ? Qu’il est né à Barcelone, un 6 septembre 1909, de parents aragonais venus en Catalogne pour des raisons économiques, D’abord ouvrier-ébéniste, José devient mécanicien (de machine à calculer) puis se lance dans la Bande Dessinée. Nous sommes alors au tout début des années 30 et l’Espagne vient d’en finir avec une Monarchie, à esprit étriqué, passéiste, pour choisir la République (en avril 1931).
C’est durant ces années là que notre jeune Arnal publie ses premières planches . A Barcelone, ville bouillonnante, cœur économique du pays, quelques revues spécialisées destinées aux enfants (les »illustrés » disait-on en France) lui ont ouvert leurs portes . C’est ainsi qu’il dessine pour :
- Mickey, version espagnole (preuve de son talent ; la sélection était rude)
- TBO (célèbre revue qui donnera d’ailleurs son nom à la BD espagnole)
- KKO ,
- ou pour Pocholo.
C’est dans cette dernière revue qu’il crée « Top el perro » -l’ancêtre ou papa de Pif- qui devient le héros d’un album : « les voyages extraordinaires du chien Top ». Un autre album paraîtra aussi sous ce titre: « Guerra en el pais de los insectos » ( guerra : prémonition ?).
Sa carrière est maintenant lancée. Il n’a qu’une vingtaine d’années et il est promis à un bel avenir .
Pourtant, le 18 juillet 1936, les généraux fascistes espagnols tentent un coup d’état. Le putsch est raté mais ce sont les débuts d’une sanglante et fratricide guerre civile de 3 ans. Arnal , comme bon nombre de ses amis de Pocholo ° choisit son camp: il se range du côté de la République !
En 39 le milicien républicain José Cabrero Arnal connaît la défaite et comme tant d’autres, la « Retirada » : l’exil et de l’autre côté des Pyrénées, les camps du mépris (il est interné à Argeles). Lorsqu’il en sort c’est pour rejoindre les Compagnies de Travailleurs Etrangers (CTE) mais très vite il est fait prisonnier par les soldats allemands qui viennent d’envahir la France. Il est envoyé au Stalag et de là, déporté à Mauthausen (où il arrive le 27 janvier 1941). Dès lors il n’est plus qu’un matricule – le 6.299 – et travaille au magasin des vêtements du camp de la mort. C’est à ses talents de dessinateur, racontera-t-il plus tard, qu’il doit sa survie dans un camp où l’espérance de « vie » est pourtant très très courte .
Après sa libération, en mai 1945, il gagne Paris et , lui qui vient d’échapper à l’enfer, connaît la misère, les nuits sur un banc…
« Cuando volvi de Mauthausen pasé mucho tiempo, muchas noches dormia en un banco. No tenia otro vestido que el de deportado y asi me paseaba por Paris. La gente, en el metro, por la calle me daba dinero por la pinta que tenia. Vivia en plena miseria. De tanto en tanto, dormia en un hotel donde via como saltaban los chinches desde el techo… » °
Il rencontre sa femme et, en 1946, Arnal est embauché par l’Humanité et l’Humanité dimanche, son supplément hebdomadaire. C’est dans les pages de ce journal communiste qu’il crée Clopinet le canard, mais surtout Pif le chien ( premier strip ° un 28 mars 1948). Le sympathique toutou succède à Félix le chat qui disparaît donc : nous sommes en pleine Guerre froide et les origines américaines de Félix n’ont pas joué en sa faveur. Au même moment et parce qu’il est catalogué communiste – un rojo-, les autorités refusent de donner à Arnal la nationalité francaise. Quand la grande Histoire cogne dans la petite !..
Arnal collabore aussi à Vaillant, journal proche du PC (le peintre et résistant René Moreu en est le rédacteur en chef), pour lequel il imagine Placid et Muzo. Mais le succés de son premier personnage est si grand qu’en 1965 , Vaillant est sous titré « le journal de Pif le chien » et sera même rebaptisé . En 1969, il devient « Pif gadget » .
José Cabrero Arnal meurt à Antibes, un 7 septembre 1982 (quasiment le jour de ses 73 ans), mais son œuvre lui survit, d’autant qu’avant sa mort même, et du fait de la fragilité de sa santé (séquelles des camps), d’autres lui succèdent et continuent Pif, Hercule, ou Placid et Muzo. Et si l’on ne doit en citer qu’un, souvenons-nous de Roger Mars qui donne un fils au fameux toutou : Pifou (célèbre pour son talent oratoire: « Glop, glop !ou, Pas glop !»)

Finalement c’est un peu grâce à Arnal, le petit catalan à grande imagination et aux doigts d’or, grâce au succés populaire de son chien de papier, que de jeunes dessinateurs vont être publiés ( d’abord dans Pif ) et leurs personnages connus. Merci donc à José Cabrero ARNAL pour Rahan, docteur Justice, Corto Maltese, Loup noir, le concombre masqué, Dicentim le petit Franc, Gai luron, la jungle en folie, Arthur le fantôme, Tristus et rigolus, le grélé 7-13, Corinne et Jeannot, les pionniers de l’espérance, Jérémy et Fils de Chine °…

Muchas gracias Arnal, y viva la Republica !

°1. après la défaite de son camp la revue Pocholo disparaît. TBO , quant à elle, continue sous les années de plomb franquistes.

°2. dans « Les catalans dans les camps nazis » - Montserrat Roig –

° 3. « strip » : terme désignant une bande ou ligne horizontale de 3 ou 4 cases, particulièrement adaptée à la publication en Presse écrite.

° 4. dans cet ordre, leurs auteurs (Grands de la BD) = Chéret et Lécureux, Marcello et Ollivier, Hugo Pratt, Kline et Ollivier, Mandryka, Kamb, Gotlib, Mic Delinx et Godard, Cezard (2 fois) Nortier et Lécureux,Tabary, Poivet, Paul Gillon.


Bibliographie =
Histoire du journal et des éditions Vaillant – Henri Filippini – Ed Glénat.
Une vie de Pif – René Moreu – Messidor/La Farandole
Les catalans dans les camps nazis – Montserrat Roig _
Un site =
perioderouge@orange.fr

jeudi 16 juillet 2009

SANS COMMENTAIRES

Le mouvement Olympique ne peut pas honorer d’anciens phalangistes

Un article récent de la prestigieuse revue « Sapiens », dont le siège est à Barcelone, confirme d’une manière indiscutable que Juan Antonio Samaranch, président d’honneur de l’actuel Comité Olympique International a un passé fasciste, de par sa collaboration avec le régime totalitaire du Général Francisco Franco. La confirmation indubitable nous est donnée, entre autres, par la photo*, (ci-dessous), publiée dans cet article, photo dont l’authenticité a été confirmée par des historiens de renom. Nous considérons que le passé de Samaranch rend totalement incompatible et incongru qu’il puisse continuer d’assumer la fonction de Président d’honneur du Comité Olympique International. C’est pour cette raison que nous vous demandons de vous joindre avec nous**, individuellement ou par entités, à la campagne internationale, lancée, pour exiger sa démission immédiate de ce poste.

Nous vous le demandons pour le bien de la démocratie et l’esprit de fraternité qui doit régner entre les peuples qui forment la grande famille du sport mondial.

Si en 1948 le hongrois Nikolas Hurthy fut expulsé du C.I.O. pour avoir collaboré avec le régime d’Hitler, si en 1950 l’italien Giorgio Vaccaro le fut également pour avoir collaboré avec le régime fasciste de Mussolini , il est logique que Monsieur Juan Antonio Samaranch soit également démis de ses fonctions de président honoraire.

Ne pas le faire serait une insulte à tous les démocrates et à toutes les victimes des régimes fascistes passés ou à venir. Nous voudrions aussi ajouter que nous demandons cette démission avec le plein appui de l’Association Amical Mauthausen de Barcelone ainsi que d’autres associations accréditées comme associations de Droits Humains.

*M. Juan Antonio Samaranch (4ème à partir de la droite), le 18 juillet 1974, (lors de la commémoration du soulèvement franquiste du 18 juillet 1936).

** info@democracyanddignityinsport



lundi 6 juillet 2009

LIBERTY A DIT

Afin que ce commentaire ne reste pas inaperçu, exceptionnellement nous publions bien en vue l'analyse que notre fidèle contributeur vient de nous faire. Nous le remercions, car cela nous incite à poursuivre.
Maravillas

Cette vidèo N° 5 ne peut que laisser que des regrets.
Un rêve en marche l'anarcho- syndicalisme a été brisé. Pour beaucoup, le franquisme en serait la cause...
Hélas..! le front " républicain" était composé de courants de pensée inconciliables..!
Les communistes staliniens ont fini par montrer leur vrai visage, c'est à dire de prendre la totalité du pouvoir, par la force contre la volonté de la majorité du peuple,
En tout temps vouloir le bonheur de tous par la force, s'appelle une dictature qu'elle soit de gauche comme de droite.
Pour finir, un souvenir de mon père milicien anarchiste de la première heure,combattant de la Colonne Durruti ,il m'a dit un jour désabusé:

Je n'ai pas eu de chance, au lieu, au front d'avoir les communistes en face je les avais à mes côtés .!

Dans ma famille l'anticommunisme est, ainsi de génération en génération devenu héréditaire.

En conclusion, comment auraient- ils pu être vainqueurs ayant à combattre les franquistes soutenus par les forces de l'Axe, subir la neutralité criminelle des démocraties occidentales, et lutter contre un ennemi intérieur les communistes staliniens.
Ce qu'il ne savaient encore pas, les malheureux, c'est qu'ils auraient à subir les affres de l'exil, les camps de concentrations d' Argelès sur Mer à Buchenwald l'opprobre de bien des français, et leur mépris quand ils ont proposer leur aide..
Mais où donc sont-ils allés chercher cette rage de poursuivre la lutte, de libérer Paris.. dans leur tripes..bien sûr..!
Les survivants n'étaient hélas pas au bout de leur peine,lorsqu'après avoir participé à la Libération de l'Europe, muselé le nazisme, ils se sont vu refusés de reprendre la lutte pour libérer l'ESpagne.
Les Alliés, avaient enfin compris,un peu tard, que le totalitarisme de leurs "amis " d'hier étaient un ennemi mortel des démocraties.
Nous ne referons pas l'Histoire, ce que nous faisons avec ce Blog, c'est de leur éviter l'ultime outrage,l'ultime injustice celle de l'oubli, c'est bien le moins que "los hijos de la retirada, puisse faire.