A tous les enfants et petits enfants des combattants de l'armée de la République Espagnole,et des forces antifacistes:
Guerilléros,
Brigadistas,
Socialistes,
Communistes,
Anarchistes de la FAI,
Membres du POUM,
Syndicalistes de la CNT
Francs Maçons,
réfugiés de tous
âges, et à tous ceux qui ont combattu pour la Liberté durant la Guerre Civile d' ESPAGNE de 1936, ce blog vous est ouvert pour raconter ou découvrir
LA MÉMOIRE DE NOS PÈRES.


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LA "RETIRADA"

LA "RETIRADA"
Ils étaient parmis eux...

jeudi 27 mai 2010

GUAPOS NO!

samedi 22 mai 2010

jeudi 20 mai 2010

Les Républicains espagnols dans le camp de concentration nazi de Mauthausen


Quelque 7 300 Républicains espagnols ont été immatriculés à Mauthausen entre le mois d'août 1940 et le printemps 1945. Ils n'étaient plus que 2 200 au 5 mai 1945, jour de la libération par l'armée américaine. La majorité de ces déportés avaient entre 20 et 35 ans. Avec 70% de Républicains espagnols assassinés en 4 ans et 8 mois, les bourreaux nazis ont bien poursuivi l'entreprise d'anéantissement de la République espagnole menée par le putschiste Franco. Nombre de Républicains réfugiés en France en janvier et février 1939 qui étaient encore regroupés dans les camps français lors de la déclaration de guerre de 1939 s'engagèrent dans des compagnies de travailleurs (70 000) et dans la Légion étrangère (15 000). Lors de la débâcle militaire de juin 1940, un certain nombre d'entre eux furent faits prisonniers par les Allemands et internés dans les mêmes camps en Allemagne (Stalags) que les prisonniers de guerre français. C'est là que les SS les recherchèrent et les déportèrent dans des camps de concentration. Ils furent un peu plus de 9 000, dont 7 300 aboutirent directement à Mauthausen. C'était un camp de concentration nazi de catégorie 3, c'est-à-dire réservé aux opposants dits "irrécupérables", donc destinés à mourir dans le camp, où leurs corps devaient être brûlés dans les crématoires. Les autorités de Vichy ne se sont pas opposées à ce traitement contraire aux lois de la guerre. Les intéressés avaient pourtant signé un engagement dans l'armée française ou ses unités auxiliaires. L'entrée dans les camps du Reich de Républicains espagnols conduisit les nazis à créer une nouvelle catégorie d'internés : les "Rotspanier" ou Espagnols rouges, identifiés par un triangle bleu portant la lettre S sur leur tenue de déporté. Cette appellation se voulait péjorative, mais constituait aussi un élément de propagande pour les nazis qui voulaient faire croire que leur guerre était une lutte exclusive contre les bolcheviks. En réalité, une minorité des déportés espagnols à Mauthausen avaient été membres du Parti communiste espagnol. Le village de Mauthausen est situé en Autriche sur les bords du Danube, à environ 150 km à l'ouest de Vienne. Je suis arrivé à Mauthausen le 27 mars 1943, ayant été arrêté pour fait de Résistance le 10 juin 1942. Je me trouvais dans un groupe de 55 déportés français. Quelle ne fut pas notre surprise d'entendre des prisonniers parler espagnol ! Je fus transféré après 15 jours de quarantaine au camp de Gusen, à 5 km plus à l'ouest, où se trouvaient beaucoup des survivants espagnols. Ce camp était considéré comme le mouroir du complexe de Mauthausen. Les Espagnols furent les premiers déportés venus d'Europe occidentale. Des Allemands et des Polonais y étaient déjà internés. Le convoi espagnol initial arriva le 6 août 1940 avec 392 prisonniers venant du Stalag VII-A de Moosburg. Puis 18 autres transports suivirent jusqu'à fin 1941, et quelques Espagnols arrivèrent lors de l'évacuation d'autres camps. Le 4e convoi, arrivé le 24 août 1940, a la particularité d’être parti de Frapersonnes, dont des civils hommes, femmes et enfants ; les femmes et les enfants ayant été finalement refoulés vers l’Espagne En décembre 1941, l'effectif du camp de Gusen comprenait 4 861 Espagnols, un peu plus de la moitié du total des détenus. Outre l'épuisant travail des carrières de granit, tous les moyens étaient utilisés pour tuer les Espagnols, notamment les gazages au centre dit "d'euthanasie" du château de Hartheim, opération baptisée "14 f 13" par les nazis. Ce code correspond au n° d'article d'une directive du commandement général SS indiquant comme motif d'élimination : le handicap mental, étendu aux prisonniers rendus incapables de travailler. Une autre méthode spécialement inventée par un capitaine SS du nom de Chmilewski consistait à administrer des douches glacées en plein air à des détenus affaiblis et malades. Les Espagnols furent les principales victimes de ce traitement par "l'action bain" de l'été 1941 jusqu'à mai 1942. Les survivants de cette hécatombe avaient réussi à s'introduire dans des "Kommandos" de travail relativement protégés, par exemple le "Kommando" de la cuisine du camp ou les services d'entretien du casernement SS. Le transfert de la main-d'oeuvre serve vers des ateliers de l'industrie de guerre, au détriment des carrières, fut également déterminant pour les chances de survie de l'ensemble des déportés. Personnellement, j'ai noué des relations de profonde amitié avec quelques uns de mes camarades espagnols du camp de Gusen. Antonio PAÑOS PORTA, José AYXENDRI SOLIANO, Isidoro MARI MORENTE sont restés pour moi des symboles de la résistance d'une République que les franquistes ont voulu assassiner. Mais la République espagnole n'est pas morte en 1939. Dès l'arrivée le 5 mai 1945 à Mauthausen du premier contingent de l'Armée américaine, une banderole fut déployée au fronton du portail d'entrée du camp avec l'inscription :
"Los Españoles antifascistas saludan a las fuerzas liberadoras".
Dans le combat, à Bir Hakeim comme à la libération de Paris
ou à la prise du "nid d'aigle" nazi, les Républicains espagnols
étaient en première ligne. Les héritiers gardent vivante cette
mémoire et ces valeurs.
Jean Gavard

N.B. : Mes informations viennent de l'historien Michel
FABRÉGUET, du témoin Juan de DIEGO HERRANZ et de
mes souvenirs personnels de Gusen

jeudi 13 mai 2010

EL HOMBRE QUE ABRÍA TUMBAS


PERIODISMOHUMANO/IPS/Miren Gutiérrez/13-05-2010

El trabajo de Francisco Etxeberria levanta ampollas y provoca odios. Y cuando el famoso juez Baltasar Garzón fijó su atención en él, arreció la polémica. Este forense lleva 200 fosas comunes abiertas y 4.800 esqueletos exhumados en toda España desde 2000.

“Mientras los familiares lo quieran, nosotros buscaremos”, dijo Etxeberria en una conferencia en el marco del VIII Festival de Cine de Derechos Humanos de San Sebastián, donde se exhibió la película Los caminos de la memoria, que explora la amnesia existente para con la historia de los perdedores de la Guerra Civil Española (1936-1939).

mardi 11 mai 2010

dimanche 9 mai 2010

LES CAHIERS DU MIMMOC

Espagnols en territoire français de 1813 à 1971 : circuits ou intégrations d’exilés et d’émigrés
Publié en ligne le 15 février 2006
Par Marie-Catherine TALVIKKI CHANFREAU

http://www.la-clau.net


mardi 4 mai 2010

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉPUBLIQUE ESPAGNOLE…

Il y a 70 ans, dans notre Région affluait près d’un demi-million de réfugiés Espagnols.
Femmes, enfants, vieillards, soldats républicains fuyaient la Guerre Civile, ses bombardements et la chasse répressive du Général Franco. Ces Espagnols pensaient arriver dans la patrie des Droits de l’Homme et c’est une France économiquement en crise et méfiante envers les Étrangers qui les reçoit. En guise d’accueil, les réfugiés sont parqués derrière des barbelés, séparés de leurs familles, surveillés, déplacés d’un camp à l’autre, forcés au retour en Espagne ou au travail, envoyés au front, abandonnés à l’ennemi allemand,déportés avec la complicité du Gouvernement de Vichy.
Peu de traces aujourd’hui subsistent de cette période sombre de notre histoire régionale,bien que nombre de ces exilés se soient installés et parfaitement intégrés dans notre Région.
Qui se rappelle encore que les plages d’Argelès, de Saint-Cyprien vers lesquelles
migrent chaque été des milliers de vacanciers ont été le théâtre d’une autre forme de
migration bien plus désespérée et dramatique ? Les lieux et les hommes disparaissent
peu à peu mais c'est pour conserver cette mémoire et la diffuser, particulièrement aux plus jeunes, que le Conseil Régional Languedoc-Roussillon souhaite faire circuler
cette exposition dans chacun des départements de la Région puis dans les lycées.
C’est également avec cet objectif que la Région s’est engagée pour la réalisation d’un Mémorial sur le camp de Rivesaltes, lieu symbole de l’internement des “ indésirables”.
Ajoutée au travail d’un tissu associatif régional actif dans la conservation de la mémoire des Républicains Espagnols, cette opération apporte sa pierre au devoir de mémoire envers ces premiers combattants du nazisme.

Georges FRÊCHE
PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL
LANGUEDOC-ROUSSILLON

dimanche 2 mai 2010

J'AI LE FEU DANS MON COEUR



EN SOUVENIR DE NOS COMPATRIOTES ESPAGNOLS MORTS A ORADOUR/GLANE