A tous les enfants et petits enfants des combattants de l'armée de la République Espagnole,et des forces antifacistes:
Guerilléros,
Brigadistas,
Socialistes,
Communistes,
Anarchistes de la FAI,
Membres du POUM,
Syndicalistes de la CNT
Francs Maçons,
réfugiés de tous
âges, et à tous ceux qui ont combattu pour la Liberté durant la Guerre Civile d' ESPAGNE de 1936, ce blog vous est ouvert pour raconter ou découvrir
LA MÉMOIRE DE NOS PÈRES.


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LA "RETIRADA"

LA "RETIRADA"
Ils étaient parmis eux...

dimanche 19 septembre 2010

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Ce recueil contient plusieurs dizaines d’articles publiés par le journal de la gauche socialiste de Liège, La Wallonie. Victor Serge (1890-1947) n’est pas un journaliste ordinaire : écrivain d’origine russe né à Bruxelles, anarchiste converti au bolchévisme, haut-fonctionnaire de l’Internationale communiste dans les années 1920, opposant de gauche incarcéré par Staline dans les années 1930, il n’a été libéré par celui-ci que grâce à une campagne internationale de solidarité. Comme l’indique Richard Greeman dans sa préface, ces articles, qui vont « de l’euphorie du Front populaire à la défaite de l’an quarante » constituent une excellente introduction à ces années tragiques et contradictoires.
Qu’il écrive sur le fascisme ou le stalinisme, par exemple, dans un brillant article de 1939 sur le rapprochement idéologique entre Hitler et Staline, sur l’antisémitisme, sur la « constellation des frères morts » ou qu’il fasse les portraits de révolutionnaires russes, italiens ou espagnols assassinés, ses articles sobres et lucides sont toujours portés par une vraie éthique révolutionnaire. Certes, il lui arrive de se tromper comme par exemple lorsqu’il analyse le fascisme et l’antisémitisme racial, les caractérisant comme un « retour en arrière », une « régression au Moyen Âge », apparemment sans comprendre leurs natures profondément modernes. Mais ses papiers sur l’Union soviétique et sur la guerre civile espagnole, où ses sympathies vont au Poum (Parti ouvrier d’unification marxiste) et aux anarchistes proches de Durruti, sont des documents d’une très grande hauteur politique et morale.
Michael Löwy

Agone 372 pages 23 euros

Le POUM, Révolution dans la guerre d'Espagne

Prélude à la Seconde Guerre mondiale, la guerre civile espagnole a contribué à révéler la face sanglante et contre-révolutionnaire du stalinisme. En 1995, le film de Ken Loach, Land and Freedom, rend justice au Parti ouvrier d’unification marxiste, le POUM, et rappelle que des tragédies se sont jouées au sein même du camp républicain. Défendant la construction d’un socialisme démocratique, le POUM s'élève très tôt contre les procès de Moscou. Outil au service de la mobilisation populaire, à l'instar des organisations anarchistes, il se lance à corps perdu dans la résistance au soulèvement militaire franquiste tout en accompagnant le mouvement révolutionnaire qui revêt une intensité sans précédent. Pour les staliniens et l'URSS, le POUM constitue de ce fait un obstacle à leur mainmise sur la République. Alors que les milices ouvrières combattent sur les fronts d'Aragon et de Madrid, que des communes paysannes collectivisent les terres, les agents de Staline effectuent leur sale besogne. Arrêté en juin 1937, Andreu Nin est torturé et assassiné. Un procès politique est intenté contre la direction du POUM. Dans la clandestinité, ses militants – dont l'auteur de cet ouvrage – poursuivent malgré tout la lutte en s'efforçant d'échapper à la terreur fasciste comme à la terreur stalinienne. Militant du POUM, secrétaire général de la Jeunesse communiste ibérique en 1936, Wilebaldo Solano livre ici son analyse de ces événements. Nourri par ses souvenirs personnels, par son travail de recherche et par l'apport des archives ouvertes après la chute du mur de Berlin, son témoignage rappelle que s'il « fut minuit dans le siècle », selon le mot de Victor Serge, toute la lumière doit être faite pour que l'espérance révolutionnaire puisse renaître.

vendredi 17 septembre 2010

UNE HISTOIRE DE MINEUR...

A mon père Santiago FLORES

GERMINAL

(EMILE ZOLA)

Je commencerai cet article par un magnifique poème de Victor Manuel el abuelo Victor

Sentado en el quicio de la puerta
el pitillo apagado entre los labios
con la boina calada y en la mano
una vara nerviosa de avellano
que recuerda su frente, limpia y clara
Quizá la primavera deshojada
el olor de la pólvora mojada
o el sabor del carbón mientras picaba

El abuelo fue picador allá en la mina
y arrancando negro carbón quemó su vida

Se ha sentado el abuelo en la escalera
a esperar el tibio sol de madrugada
la mirada clavada en la montaña
es su amiga más fiel nunca le engaña
Temblorosa la mano va al bolsillo
rebuscando el tabaco y su librito
y al final como siempre murmurando
que María le esconde su tabaco

El abuelo fue picador allá en la mina
y arrancando negro carbón quemó su vida


Si...! Mi abuelo tambien fue minero arrancando negro carbon, quemo su vida. Je viens de trouver son livret social quand il était Mineur aux Mines de La Croix ROUSSE à LYON.

Le passé et le présent

Le passé et le présent, les contraires, règles de la loi weilienne de Simone Weil, philosophe. Dans ce cas, mon travail a été l'absent et le présent à travers l'absent. Comprendre son présent et vivre l'absent et faire en sorte que l'absent soit toujours présent et vivant.

"Ceux qui ne connaissent pas leur passé sont destinés à le revivre" André MALRAUX.

EL CAMINO DE LA LIBERTAD

La route de la liberté m'a conduite, il y a peu de temps, aux Mines de FIGOLS, là où pour lui tout a commencé.

J'ai visité les mines deux fois et quelle émotion ! Mon grand père Bartolomé FLORES CANO a travaillé là-bas et je l'ai vu dans le film. Il avait organisé une grève de 2 semaines, suite à la mort d'un mineur provoquée par un coup de grisou. Mon grand père avait été terriblement choqué, il avait attrapé des ganglions dans tout son corps et son combat, après, a été pour la veuve et l'orphelin. Car le patron vivait dans le château et les autres dans les logements pour les mineurs et la femme et ses enfants se retrouvaient à la rue. La seule chose à laquelle ils avaient droit, c'était du charbon gratuit pour se chauffer. Durutti a pris mon grand père sous sa protection, car dans le contexte historique, on n'avait pas le droit de faire la grève, sinon on était assassiné. C'est peut être pour cette raison qu'il a tant aimé Victor HUGO et les Misérables et qu’il n'a jamais voulu qu'on lui souhaite sa fête pour la Saint Bartolomé, à cause du massacre de la Saint Barthélémy, de leur mauvaise reine MARGOT roman d'Alexandre DUMAS et du massacre des Innocents.

Et voici le livret social de mon grand père BARTOLOME FLORES CANO du 11 décembre 1942, délivré par le Secours National du département du Rhône, sous le numéro de série B 170277. On peut y lire sur la première page "Mineur Tunnel de la Croix ROUSSE", sur la deuxième, ses ressources et sur la dernière page, la seule aide qu'il a eue de la part de la Croix ROUGE suisse : un versement de 800 F, tandis que du Comité, 1 manteau, 1 veste, 1 jaquette, 1 culotte et...Je m’arrête là, quelle tristesse !... Hay mi minero que negrito que estaba, minero del alma mia.

La famille de Bartolomé FLORES CANO venait de sortir des camps de Rivesaltes le 18/07/1942. Mon grand père était sorti grâce à Andres ALONSO GOMEZ. Un an auparavant et Andrés Alonso GOMEZ de ALMERIA, dans le tunnel, faisait le travail que mon grand père ne pouvait pas faire à cause de ses blessures et de son poids : 37 KG. Ainsi il lui a sauvé la vie. Ils ont tous habités à la "Cour des miracles" 34 rue Joannes MASSET à Vaise. Andres et sa femme Encarna avaient déjà à la "Cour des miracles" un membre de leur famille : un mineur, Franscico PEREZ dit PACO qui vivait là-bas avec sa compagne, Rosa.

C'est Rosa qui, tout de suite, avec sa grande bonté s'est occupée d'Andrés et de mon grand- père. Elle leur lavait mais aussi les bleus de travail. Quand ma grand- mère est revenue des camps, elle est tombée malade : une grave bronchite et Rosa a tout laissé tomber chez elle, bien qu'ayant six enfants, dont deux d'un premier mariage, 2 enfants de Paco Perez et les 2 derniers de PACO et d'elle, pour s'occuper d’eux.

Aux archives de la résistance, à LYON - (avenue Berthelot) - j'ai découvert que plus de 100 000 tziganes ont été envoyés du Camps de Rivesaltes aux camps d’Auschwitz où ils ont été exterminés. La danse et le chant des gitanes, qui veut dire le chant et la danse de l’âme, s’est tut pour toujours, c'est devenu un chant funèbre, le chant du SILENCE.

Le tunnel de la Croix Rousse à Lyon était aussi le fief d’un grand noyau de la résistance avec leur patron Monsieur André BORIE des Ets Borie, qui était avant tout ouvrier et résistant et le fils ainé de Rosa, Antonio FLORES était dans la résistance avec mon grand père.

Monsieur BORIE traitait très bien ses ouvriers, il travaillait avec eux. Les mineurs avaient donné à mon grand père et à Andrès, le brassard de la Résistance (Défense) passive, ainsi ils pouvaient circuler partout.

Quand, en Novembre 1948, mon grand père a appris le décès de son père, Monsieur Borie est venu chez lui pour lui présenter ses condoléances.

Quand le chantier prenait du retard et que les mineurs devaient faire des heures supplémentaires, Monsieur Borie les emmenait chez lui pour manger avec eux, à la bonne franquette.

Mes grands parents Bartolomé et JUANA sont devenus très amis avec ROSA et Paco, à la "Cour des miracles", à Vaise. Rosa est née à Cueva Almeria, Alméria en arabe veut dire le miroir de la mer. Notre amie gitane Rosa a vécu une véritable tragédie le jour de l’inauguration du tunnel de la Croix Rousse, le 20/04/1952, et pourtant cela devait être un jour de fête...Ils étaient au Banquet, ils ont retrouvé Paco PEREZ complètement décapité entre les rails, ils ont dit à Rosa que c’était un accident, pour l'épargner, mais pour les mineurs aussi bien français qu'espagnols, Paco PEREZ avait été assassiné à cause de ses idées. Il était anarchiste. Monsieur Borie a donné plus d'un an de solde à ROSA et tous les Mineurs se sont cotisés jusqu'à ce qu'elle puisse toucher quelque chose. Ma question est : Qui avait intérêt à faire assassiner Paco PEREZ ? De son travail à la Croix Rousse il rentrait tranquillement chez lui à la "Cour des miracles" à Vaise. Qui est le nouveau HARDY qui a fait assassiner Paco PEREZ et l'a dénoncé depuis la "Cour des miracles", et à qui a profité sa mort ?.... Paco PEREZ est enterré au cimetière de Loyasse, Paco a laissé une veuve et 6 enfants.

Pour l'anecdote, Rosa avait une grande amie qui était CARMEN AMAYA. Un jour, après son concert au Palais d'hiver, Carmen AMAYA est allée chez Rosa à la " Cour des miracles" et Rosa a invité mes grands parents. Ils ont fait la fête toute la nuit. Comme ma mère était malade, elle n'avait pas pu aller chez Rosa, alors Carmen AMAYA est allée la voir et l'a embrassée. Des années plus tard, entre 1952-1958 ma mère, avec la "jeunesse libertaire" est allée voir Georges BRASSENS au Palais d’Hiver de Lyon. Georges Brassens les a félicités, leur disant qu'il aimait leurs idées et qu'il souhaitait les revoir.

Mes grands parents ont retrouvé ROSA en 1985 à Barcelone.

Aujourd’hui, qui se souvient de Paco et Rosa ? Qui se souvient des Mineurs du Tunnel de la Croix Rousse à LYON ?...Aucun hommage !

Le Tunnel de la Croix Rousse à LYON est devenu "Le tunnel et le Mont de l'oubli" de ROSA et Paco......., aranjuez mon amour immortalisé à tout jamais par le grand Paco de LUCIA.

L'éveil des consciences ce n’est pas fermer les portes de l'Histoire c'est les ouvrir.

Corinne GARCIA FLORES

samedi 11 septembre 2010

A LA MEMORIA DE LOS MINEROS DE ASTURIAS 1934

Paroles de Paul Lançois et musique de Paul Arma.
Cette chanson a été écrite à la mémoire de l'insurrection des mineurs des Asturies, sauvagement écrasée en 1934 par la République espagnole. La général républicain qui, à l'époque, fut chargé de la besogne s'appelait Franco...
En memoria tambien de mi abuelo minero, Ramon Martinez
Su nieto Ferran


Par toute la terre
Chaque prolétaire
A frémi d'un immense espoir.
Ceux d'Oviedo d'un splendide élan
Ont rejeté soudain leur carcan,
Ont pris le pouvoir,
Ceux d'Oviedo.
Ces durs gars tranquilles
De la mine hostile,
Armés d'explosifs de chantier,
Sous leur baratte en bourgeon noir,
Ont pris d'assaut palais et manoirs.
Héros ouvriers,
Ceux d'Oviedo.

A leurs cigarettes,
Allumant la mèche
De leurs grenades de fer blanc,
Pendant des jours ils ont repoussé
Les mercenaires contre eux lancés
Par les gouvernants,
A Oviedo.

Ces sans sou ni maille,
En pleine bataille
Ont protégé les gens, les biens.
Pendant l'horreur de la lutte à mort,
Ils préparaient un plus juste sort :
Les droits et le pain,
Ceux d'Oviedo.

Tremblante de haine,
Lâche et inhumaine,
La réaction les écrasa.
Toute une armée à coups de canons,
Fit d'Oviedo un tombeau sans nom.
Partout on trembla,
Pour Oviedo.

L'âpre bourgeoisie,
Malgré ses tueries,
N'aura nul repos désormais,
Le peuple entier a fremis d'horreur,
Le jour approche où, par son ardeur,
Seront bien vengés,
Ceux d'Oviedo.